L'eau c'est la vi(ll)e !
Depuis plusieurs années, dans tous les quartiers de la ville, une trame bleue se dessine à l’initiative de la Municipalité, au gré des nouveaux projets d’aménagement incluant fontaines, bassins et autres zones en eau. Elle fait écho et s'intrique à la trame verte née d’une politique locale ambitieuse de végétalisation des espaces publics. Et c’est aussi au quotidien que l’eau s’invite à Montrouge : elle est préservée comme une ressource vitale ; elle s’infiltre dans des sols de plus en plus perméables et participe à rafraîchir la ville ; elle embellit notre cadre de vie et favorise la biodiversité.
La trame bleue de Montrouge
Des enfants qui jouent et se rafraîchissent l’été sous l’eau fine des brumisateurs du parc Renaudel, le doux bruit de l’eau qui s’écoule depuis les fontaines du Jardin Toscan, les jets d’eau du parc Messier, les jolis reflets de la végétation du square de l’avenue de la République dans l’eau de son bassin doté d’une toute nouvelle filtration naturelle. À Montrouge, l’eau coule, jaillit, arrose, imprègne les sols… Elle apporte fraîcheur et agrément dans les parcs, squares et jardins, comme le fameux mur de fontaines du Jardin Toscan dont le bruissement rappelle celui des « palazzi » italiens. Au parc Messier, l’eau ruisselle dans le bassin et les jets d’eau complètent le joli tableau de ce jardin à la française. Au 75 de l’avenue de la République, les Montrougiens ont l’habitude de faire une halte près du bassin pour y admirer ses jets d’eau et y contempler ses plantes filtrantes qui apportent de l’oxygène et gardent l’eau claire. Dans la fraîcheur des nuits d’été, c’est l’arrosage automatique qui se met en route dans les parcs de la ville pour apporter de façon raisonnée l’eau dont les arbres, les pelouses et les massifs de fleurs ont besoin. Et chacun a déjà pu profiter des fontaines d’eau potable, présentes dans la plupart des espaces verts de la ville, ainsi qu’au cimetière de Montrouge. L’eau est déjà bien présente en ville, sans que l’on s’en rende compte parfois.
La Ville trame en bleu
Malgré un passé de ville maraîchère peuplée de mares et autres cours d’eau, recouverts peu à peu par l’essor de la ville et de ses industries au XIXe siècle, Montrouge ne compte pas aujourd’hui de milieu aquatique naturel… « Cependant, des leviers existent aujourd’hui pour réintroduire de façon plus significative l’eau en ville et restaurer ainsi une trame bleue indispensable à l’heure du changement climatique. Ces leviers sont activés aujourd’hui par la Municipalité qui mène une politique de retour de l’eau dans chaque projet d’aménagement et qui prône une gestion raisonnée pour préserver cette ressource précieuse et vitale », explique Gwénola Rabier, Adjointe au Maire en charge de la transition écologique, de la nature en ville et de la condition animale. Création de bassins végétalisés en continuité avec la trame verte de la ville, installation de fontaines en circuit fermé propices à rafraîchir la ville, mise en place de brumisateurs dans les parcs et les écoles, lutte active contre les îlots de chaleur urbains grâce à la désimperméabilisation des sols, sélection d’essences végétales résistantes au changement climatique et peu consommatrices en eau, gestion intégrée des eaux de pluie et de l’arrosage… « À Montrouge, nous mettons tout en oeuvre pour faire revenir l’eau dans l’espace public, élément essentiel pour rafraîchir la ville et accroître aussi la biodiversité en permettant à de nombreuses espèces végétales et animales de s’y épanouir », assure l’élu Frédéric Leroux, Conseiller municipal délégué aux espaces verts, à l’agriculture urbaine et au bien-manger.
Retour aux sources... et à la nature
Et ce sont plusieurs projets d’aménagement qui se multiplient en ville pour rafraîchir et embellir l’espace public, et y apporter davantage d’eau et de biodiversité. Au parc Schuman, deux bassins reliés l’un à l’autre par une passerelle verront très bientôt le jour, agrémentés d’une oeuvre d’art sculptée - Citrons versatiles de l’artiste Didier Marcel - jouant le rôle de fontaine à jets d’eau. Ces bassins à filtration naturelle abriteront plusieurs essences de végétaux aquatiques ainsi que des poissons. Au 127 avenue de la République, le futur Jardin des poètes accueillera lui aussi un bassin de 100 m² d’eaux en mouvement grâce à son système de fontainerie et ses petites cascades. Il sera peuplé notamment de nymphéas et d’iris, lui donnant un petit air de Giverny, le célèbre jardin du peintre Claude Monet. Aux Halles de Montrouge, dans le quartier du Haut Mesnil, un bassin sera aménagé sera créée rue Paul Bert, dans le quartier Jean Jaurès, aura des airs de Paris avec sa fontaine Wallace, célèbre point d’eau potable en fonte qu’on retrouve aux quatre coins de la « ville lumière »… Et ce sont aussi les associations qui concourent au retour de l’eau dans la ville. Au jardin des Fruits rouges de Montrouge (29 rue de la Vanne), l’association Urbanescence a creusé, façonné et mis en eau une mare pédagogique l’automne dernier, à l’issue d’un chantier participatif. Cette initiative, soutenue par la Ville, a de multiples vertus. « La mare constitue un réservoir de biodiversité en accueillant de nombreuses espèces de plantes et en attirant oiseaux, libellules ou encore coléoptères, dont certains sont prédateurs des moustiques. Elle crée aussi un îlot de fraîcheur en ville, très appréciable pendant les fortes chaleurs », explique Mathieu Singery, agriculteur urbain, membre de l’association Urbanescence. Et à l’automne prochain, une seconde mare pédagogique prendra ses quartiers au club 8-13 ans Maurice Arnoux, à l’initiative de la Ville et avec le soutien de la Région dans le cadre de son plan « 1 000 mares en Île-de-France ». Vous le voyez, des projets ambitieux tissent une trame de plus en plus « bleue » en ville et dans tous les quartiers…
Arroser à la goutte près...
Mais si elle est de plus en plus présente dans l’espace public, l’eau n’est pas pour autant gaspillée à Montrouge ! Les services de la Ville sont même économes avec cette ressource, d’autant plus dans le contexte du changement climatique. L’arrosage fait l’objet d’une attention toute particulière. Au pied des végétaux en strate basse ou au coeur des massifs de fleurs, de petits tuyaux percés tous les 50 cm laissent s’échapper l’eau en goutte à goutte aux heures les plus fraîches (tôt le matin ou la nuit), et seulement lorsque les végétaux ou les fleurs en ont besoin. Ce système automatisé alimente notamment en eau les bandes plantées des Allées Jean Jaurès. Les besoins en eau des jeunes arbres (deux ou trois premières années de vie) sont également scrutés de près à l’aide de sondes tensiométriques qui déterminent la quantité d’eau nécessaire aux racines de l’arbre pour se développer. Et vous le voyez prendre forme, se garnir de plantes jour après jour, le mur végétal de la place des Grands Ormes, à l’entrée du futur parc Schuman, agrandi et embelli, bénéficie lui aussi d’un système d’arrosage automatique et intelligent, équipé de plusieurs lignes de goutteurs tous les 40 cm en hauteur et suivi à distance et en temps réel par télégestion. « Les 380 m² du mur végétal nécessiteront une consommation annuelle d’eau de 180 m3, ce qui est peu gourmand en eau au regard de la superficie », assure François-Xavier Jacquinet, directeur général de la société Tracer en charge de l’installation et de l’entretien du mur végétal. Même à la verticale, l’eau sera présente en permanence et constituera dès cet été une belle source de fraîcheur !
Économiser et réutiliser l'eau
Pour économiser l’eau, la Mairie va encore plus loin en choisissant par exemple des plantes peu consommatrices en eau. Micocoulier, lavande, laurier… Les végétaux méditerranéens, plus résistants aux variations de température, ont le vent en poupe ! Et à chaque nouveau projet d’aménagement, la Municipalité est accompagnée par des paysagistes pour sélectionner les plantes les plus résistantes au manque d’eau. La technique du paillage au pied des plantations est aussi largement utilisée en ville par le service des espaces verts pour mieux conserver l’eau dans le sol et diminuer les arrosages. Bottes de paille récupérées à l’issue du festival Inspirations Végétales, copeaux de bois provenant d’arbres tombés, élagués puis broyés au centre de loisirs de Villelouvette en Essonne… La Mairie a plus d’une option pour maintenir l’humidité au pied de ses plantations, dans l’espace public comme dans les jardins partagés où les associations pratiquent elles aussi avec habileté la technique du paillage. Il faut dire que les jardins partagés n’en sont pas à leur premier coup d’essai pour économiser l’eau. Chaque jardin dispose d’un récupérateur d’eau de pluie installé par la Ville. Ce bac de 600 litres est relié la plupart du temps directement à la gouttière d’eaux pluviales de l’abri de jardin. Et l’on trouve aussi ces récupérateurs d’eau au club 8-13 ans de Maurice Arnoux, à l’Espace Jeunes Michel Saint-Martin ou encore dans les jardins pédagogiques comme celui de l’école maternelle Aristide Briand, où les enfants ont l’habitude d’y jardiner et d’arroser leurs plantes de cette eau… tombée du ciel ! À plus grande échelle, les quatre bassins de rétention de la Ville, installés à l’Aquapol, au stade Jean Lezer, au Beffroi et à l’église Saint-Jacques-le-Majeur, permettent de fournir en eau le service propreté de la Ville qui procède ainsi au nettoyage des rues grâce à ces 90 000 litres d’eaux pluviales récupérées chaque année.
Laissez l'eau s'infiltrer
Il existe aussi d’autres méthodes pour réutiliser l’eau de pluie. À Montrouge, quand la Ville réaménage une rue, tout est fait pour faciliter le ruissellement des eaux de pluie vers les bandes plantées. L’inclinaison légère de la rue permet d'acheminer, de ruisseler les eaux de pluie vers les végétaux, et ainsi de ne pas surcharger les réseaux d’évacuation des eaux pluviales et de diminuer la consommation d’eau liée à l’arrosage. C’est le cas notamment sur les Allées Jean Jaurès, rue Gabriel Péri et avenue Henri Ginoux dans le cadre du tout nouveau quartier Péri-Ginoux-Gautier ou encore, plus récemment, dans la charmante rue Corneille ! La réflexion est poussée jusqu’au sein même des espaces verts, comme dans le futur parc Schuman où le ruissellement des eaux a été soigneusement orchestré, depuis les cheminements piétons vers les bandes plantées du parc. Laisser à nouveau l’eau s’infiltrer dans les sols, c’est aussi l’occasion de rafraîchir la ville. Pavés enherbés sur les places de stationnement rue de la Vanne, pieds d’arbre végétalisés avenue Verdier… Là où l’eau s’infiltre, la chaleur décroît. Comme dans les cours oasis de certaines écoles montrougiennes où les sols sont de plus en plus perméables, les espaces végétalisés gagnant du terrain sur le bitume… La cour oasis de l’école Marcelin Berthelot dispose en plus de brumisateurs, peu consommateurs en eau, pour rafraîchir de façon significative la température de la cour de récré en cas de fortes chaleurs. Et au moment de renouveler son mobilier urbain, la Mairie s’est dotée d’abribus aux toitures végétalisées pour y capter l’eau de pluie, y faire pousser des plantes et contribuer ainsi à rafraîchir la ville. L’eau a vraiment toute sa place à Montrouge !
tour d'horizon en ville, au fil de l'eau
Fontaines d’eau potable, mare pédagogique, bassins à filtration naturelle, systèmes d’arrosage intelligents, refuges de biodiversité… L’eau prend de plus en plus de place en ville, au gré des dispositifs, des réalisations ou de futurs projets d’aménagement. On zoome sur cette ressource qui n’a pas fini de faire parler d’elle à Montrouge !
L'eau aux petits soins du mur végétal
Chèvrefeuille arbustif, oranger du Mexique, fougère dentelle japonaise, campanule des murailles, arbre aux papillons… Vous avez sans doute déjà admiré les toutes premières pousses du mur végétal qui domine la nouvelle place des Grands Ormes ! Plantes et arbustes ont pris de la hauteur pour gagner la « canopée » du mur végétal et ont commencé à s’y épanouir grâce à un arrosage automatique millimétré, au goutte à goutte, piloté à distance par la société Tracer, en charge de l’entretien de ce « jardin vertical ». « Nous avons programmé quatre visites par an pour vérifier de près l’état des végétaux ainsi que deux interventions lourdes par an pour la taille et l’ajout éventuel de plantes et arbustes », indique François- Xavier Jacquinet, directeur général de la société Tracer. Et pour que la prise racinaire soit optimale et nécessite très peu d’eau (180 m3 à l’année), un substrat similaire à la terre végétale a été implanté dans chacune des panières du mur. Il n’y a plus qu’à attendre que ça pousse pour venir se rafraîchir dès cet été, à l’ombre du mur végétal !
Le bassin Evergreen, refuge de biodiversité
Non, ce héron cendré ne sort pas du dernier film d’animation d’Hayao Miyazaki, Le garçon et le héron… Cet oiseau majestueux a bel et bien été observé au bord du bassin du campus Evergreen du Crédit Agricole à Montrouge ! Comme 27 autres espèces d’oiseaux inventoriées depuis 2019 par la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), parmi lesquelles la bergeronnette grise, le canard colvert, le chardonneret élégant, la fauvette à tête noire ou encore la mésange bleue, le héron cendré a trouvé ici un havre de paix, sur les berges d’un bassin à filtration naturelle, niché au milieu de quatre hectares de jardins fréquentés chaque jour par les salariés du Crédit Agricole. Il faut dire que le site, certifié « biodivercity life » et refuge LPO, est réputé pour la qualité de ses écosystèmes aquatiques. Une riche biodiversité qui profite aussi au reste de la ville !
Fontaine Wallace, je boirai bientôt de ton eau
Elle fait partie intégrante du paysage parisien, avec sa couleur d’un vert profond, ses quatre cariatides en fonte et son léger filet d’eau potable qui coule au centre d’un dôme… La fontaine Wallace, du nom de Richard Wallace, philanthrope britannique qui finança les premiers modèles parisiens dessinés par le sculpteur Charles-Auguste Lebourg, est l’un des symboles discrets de la capitale. Bientôt, c’est en flânant au coeur de la future place-parc de la rue Paul Bert, dans le quartier Jean Jaurès, que vous pourrez retrouver justement tout le charme des places parisiennes en faisant couler l’eau d’une fontaine… Wallace !
24°C à l'ombre
C’est la température à partir de laquelle les brumisateurs du square Renaudel s’enclenchent, les mercredi, samedi et dimanche (et tous les jours de la semaine en cas d’épisode caniculaire). Cette légère brume, diffusée par aspersion, fait notamment le bonheur des enfants qui aiment s’y rafraîchir dès que le thermomètre monte ! Après une minute de fonctionnement, les brumisateurs s’arrêtent pendant 30 secondes avant de reprendre leur oeuvre sur ce même rythme… Avec sa très faible consommation d’eau, ce dispositif s’avère très efficace en période de canicule pour trouver un peu de fraîcheur en ville.
Bassin du square Schuman : deux questions à Arnaud Yver, paysagiste
Nouvelles plantes, nouveaux arbres et bientôt… nouveaux bassins au square Schuman ! Arnaud Yver, architecte et paysagiste, co-gérant de l’agence HYL, répond à nos questions sur l’introduction de l’eau au square Schuman.
1. Qu'est-ce que la filtration naturelle de l'eau ?
Arnaud Yver : L’alimentation initiale des bassins se fera avec l’eau de la Ville, puis cette réserve fonctionnera en circuit fermé, par aspirations et refoulements via un local technique enterré. Aucun produit chimique ne sera utilisé pour entretenir les bassins. Un système de filtre et de traitement par ultra-violets couplé à une aération par microbullage évitera la prolifération des algues. Le clapotis des jets de la fontaine aux citrons complètera cette oxygénation de l’eau. En complément de l’effet naturel de certaines plantes aquatiques, le PH pourra être régulé en fontainerie (entre 6,5 et 8), pour favoriser la cohabitation des plantes et des poissons qui seront introduits lorsque la végétation se sera développée. Au centre des bassins, l’eau sera plus profonde (jusqu’à 80 cm), pour accueillir nénuphars et poissons. Sur les bords des bassins, l’eau sera peu profonde (10 à 20 cm), et les plantes aquatiques s’y plairont.
2. Quels seront les apports pour la biodiversité locale ?
Arnaud Yver : L’effet immédiat sera pour les oiseaux ! Les bassins vont leur permettre d’étancher leur soif. L’eau attirera aussi les insectes. Le mouvement lent et permanent de l’eau limitera la ponte des moustiques qui préfèrent une eau stagnante. Oiseaux et poissons se nourriront des insectes et tout cet écosystème ressemblera de plus en plus à la nature. Mais il faudra être vigilant à la régulation du PH de l’eau pour préserver un bon équilibre entre eau et bactéries.
Toscan/Messier : plongée en fontainerie !
Elles n’étaient pas encore en eau en avril, mais depuis quelques jours, vous entendez bien le doux bruit de l’eau qui s’écoule du mur de fontaines du Jardin Toscan et des jets du bassin du square Messier. Et c’est depuis les chambres de fontainerie que la mise en eau a été programmée fin avril par le service des espaces verts de la Ville. Dans chacun des deux parcs, la chambre de fontainerie se trouve en souterrain, dissimulée sous une discrète plaque de fonte. On y descend à l’échelle et c’est ici qu’on trouve le tuyau d’alimentation générale de l’eau, l’adoucisseur, les pompes de relevage de l’eau ou encore l’armoire électrique depuis laquelle la mise en eau des fontaines est programmée. « Les fontaines sont alimentées par l’eau de la ville au moment de la mise en eau, puis fonctionnent en circuit fermé. En cas d’évapotranspiration liée à la chaleur, le flotteur de trop-plein se réajuste pour que l’eau des fontaines soit toujours au même niveau », explique Pierre-Laurent Duhaudt, technicien des espaces verts. Et pour maintenir l’eau bien claire, la Mairie fait appel une fois par semaine à un prestataire chargé du nettoyage des fontaines et bassins pour traquer les feuilles mortes tombées à l’eau ou toute autre impureté…
Jadiniers : cinq bons gestes pour économiser l'eau
- Biner la terre, c’est ameublir la couche supérieure du sol autour de vos plantations pour que la pluie s’y infiltre plus facilement et pour limiter les remontées d’eau par capillarité et leur évaporation.
- Pailler les plantations à l’aide des déchets verts issus du nettoyage de fin d’hiver. Renouveler le paillage en mai ou en juin. L’eau dans le sol sera mieux conservée et l’évaporation limitée.
- Désherber autour des plantations pour éviter que les plantes spontanées ne prennent toute l’eau.
- Arroser tôt le matin ou en fin de journée pour diviser par deux les pertes d’eau par évaporation et éviter les brûlures occasionnées aux feuilles par les gouttelettes.
- Adopter les bons gestes d’arrosage en versant l’eau lentement, en utilisant une eau tempérée et en évitant de mouiller fleurs et feuillages.
De goutte à goutte en aspersion
Que ce soit dans les bacs de plantation des jardins pédagogiques dans les écoles ou au coeur des végétaux en strate basse des allées Jean Jaurès, du quartier Péri-Ginoux-Gautier ou encore de la rue de la Vanne, l’arrosage au goutte à goutte a le vent en poupe à Montrouge ! Très économe en eau, ce système automatisé, composé de tuyaux soigneusement percés, permet de s’adapter en temps réel aux besoins des végétaux et aux conditions météorologiques. Et en cas de fuite, le système détecte très rapidement toute surconsommation d’eau.
Autre technique d’arrosage automatique, l’aspersion est réservée aux pelouses des parcs montrougiens. L’eau est diffusée à 360 ° grâce à des tuyères équipées de buses rotatives pour les plus petites surfaces de pelouse (comme au Jardin Toscan) ou grâce à des turbines pour les plus grands espaces (comme au parc Jean-Loup Metton). « Chaque chef d’équipe de secteur ajuste le temps d’arrosage des pelouses en fonction des saisons, des conditions météorologiques et des particularités de chaque parc, à partir d’une application sur son téléphone, d’une télécommande ou d’un boîtier se trouvant dans une chambre de fontainerie », détaille Pierre- Laurent Duhaudt, technicien des espaces verts.
De l'eau comme si il en pleuvait
Saviez-vous que les équipes du service propreté de la Ville remplissent le réservoir de 2 500 litres de l’un de leurs véhicules de lavage de rue en puisant directement dans l’eau de pluie du bassin de rétention se trouvant sous l’église Saint-Jacquesle- Majeur. Les eaux de pluie ont été préalablement captées en toiture de l’édifice avant de rejoindre le bassin de rétention en sous-sol. Le même principe est appliqué au Beffroi et au stade Jean Lezer, ainsi qu’à l’Aquapol où les eaux usées des bassins servent également au nettoyage des rues.
Des jardiniers formés à bonne école
Éric Lenoir, vous connaissez ? Ce célèbre paysagiste et pépiniériste, diplômé de l’École du Breuil, est notamment un spécialiste de l’écologie urbaine. Avec les équipes du château et du jardin de Chaumont-sur-Loire, il donne une formation sur la gestion des plantes de bassin. Une formation qui a été suivie par… les agents des espaces verts de Montrouge ! Il faut dire que ces derniers sont bien occupés depuis deux ans avec le bassin à filtration naturelle du square de la République qui abrite de nombreuses plantes filtrantes à entretenir. Ces dernières absorbent les nutriments responsables de la prolifération des algues, participent à maintenir l’eau claire et produisent de l’oxygène pour les poissons et les microorganismes.
