Les aménagements urbains à Montrouge

Faire de Montrouge une ville plus propre et plus belle

Quelques chiffres

  • 4 hectares d'espace publics nouveaux grâce à l'aménagement des Allées Jean Jaurès en 2020
  • 7 consultations et concertations lancées en 2021, sur des projets d’aménagements à Montrouge. Six ont déjà été menées en 2022 et trois autres, au moins, sont programmées
  • +315m2 d'espaces végétalisés, une piste cyclable, la plantation de 17 arbres, la valorisation des terrasses des commerçants. C’est le projet pour l’aménagement de l’avenue de la République Nord
  • 12 millions d'euros budget prévisionnel de l’opération d’aménagement Péri Ginoux Gautier, avec le concours financier de l’État (500 000 €) du Conseil départemental des Hauts-de- Seine (3,7 millions €)
  • x3 la dimension végétale C’est l’ambition du projet mis en oeuvre à Péri Ginoux Gautier
  • 200 arbres vont être plantés dans le cadre du projet
  • +30 % de surface consacrée au mode doux vont être développés dans le périmètre du projet
  • 1120 mètres linéaires de seuils commerciaux vont être valorisés au cours de cet aménagement

À la conquête de l'espace public

La conception des nouveaux aménagements urbains et des espaces publics vise aujourd’hui à favoriser leur usage et les mobilités douces. Et, en la matière, les collectivités ont engagé leur (r)évolution.
À travers le monde et l’Europe, les villes imaginent les usages de demain et l’amélioration du cadre de vie, poussées notamment par les exigences « environnementales et sociétales ».
Depuis 2016, les projets de la Municipalité visent à permettre à tous de mieux vivre et profiter de la ville. Cela se traduit par des espaces publics plus ouverts, plus confortables, plus accessibles à pied ou à vélo, plus végétalisés. Cap sur l’aménagement du quartier Péri Ginoux Gautier…

Longtemps, l’espace public a essentiellement été envisagé comme un lieu fonctionnel. Longtemps, les collectivités ont conçu l’aménagement de cet espace public séparément, selon la priorité du moment : hygiène, développement des réseaux, déplacements, attractivité, confort des habitants… Mais aujourd’hui, la donne a changé ! « L’espace public est L’ÉQUIPEMENT public du XXIe siècle »… Ces mots de Dominique Alba, directrice générale de l’Atelier Parisien d’Urbanisme (APUR), résument presque à eux seuls le défi qui est désormais posé aux collectivités et aux élus locaux. Depuis quelques années, on voit même les expériences se multiplier pour innover dans l’adaptation de l’espace public. Avec un leitmotiv : être au plus près de l’évolution des besoins des riverains et usagers d’aujourd’hui, et aussi anticiper la ville de demain ! De Paris à Manchester, en passant par Amsterdam, New York ou encore Copenhague, la tendance est identique à l’échelle du globe.

Concevoir la vie en ville autrement...

Et l’urgence des questions environnementales ne fait qu’accroître la tendance. Que ce soit les services proposés ou la façon d’envisager les projets, les villes sortent des sentiers battus. À Barcelone, par exemple, les rues dites « secondaires » de la ville espagnole se voient progressivement réaménagées au profit de la vie de quartier : commerces, modes de déplacement doux, usages récréatifs, végétalisation… Ces « superManzanas » – comme les appellent les Catalans et qui fait référence à la manzana (pomme en espagnol) – font systématiquement l’objet de consultations avec les habitants et de tests en vue de leur pérennisation.

De l’autre côté de l’Atlantique, la Ville de New York, quant à elle, s’attache à réduire progressivement la place de la voiture, pour permettre aux habitants de Manhattan de se réapproprier ses grandes places. À commencer par sa plus emblématique : Times Square (vous savez, celle qui incarne New York avec ses écrans lumineux publicitaires) ! Une mue débutée dès 2009. D’autres aménagements fleurissent encore ailleurs : de façon pérenne mais aussi temporaire. Cette dernière porte même un nom : l’urbanisme tactique ! Au programme, du mobilier facile à installer et à retirer, de nouvelles pratiques écologiques, des contributions fortes des citoyens et des associations…

Des espaces à gagner

Cette autre conception de l’aménagement public repose souvent sur des caractéristiques communes selon les projets. Elle concerne des villes denses, mais pas seulement… Elle vise aussi à accompagner l’évolution des modes de vie des habitants et leurs attentes. Désormais, la ville offre des espaces pour travailler, pour pique-niquer, pour se ressourcer, pour faire du sport, pour se rencontrer, etc. Quand on se souvient que, dans les années 90, il était parfois interdit de s’asseoir sur de nombreuses pelouses publiques… On se rend compte du chemin parcouru. Car, si les rues et les places étaient auparavant pensées au service de la circulation notamment automobile et de la vie économique, la transformation de l’espace urbain implique de redéfinir la manière de le partager ! Plus d’espace pour les piétons, pour les mobilités douces, pour les transports en commun… Moins de voitures surtout dans une ville comme Montrouge où 69 % des habitants se déplacent à pied. Les villes se tournent aussi vers la reconquête de certains espaces comme les friches industrielles pour y développer l’espaces publics mais aussi de nouveaux quartiers. À l’image de l’Île de Nantes, ou de quartiers entiers à proximité des gares : Lyon Part-Dieu, EuroRennes, Toulouse Grand Matabiau,etc. Et, lorsqu’elles le peuvent, les villes se réapproprient leurs rives pour y dessiner un nouveau cadre de vie. Si vous êtes déjà allés à Lisbonne, ça doit vous parler : le fleuve de la capitale portugaise est devenu, en quelques années, un espace où l’on se promène, où l’on fait du sport, où l’on se restaure, où se développent des espaces culturels etc. Bref, les aménagements font la part belle à toute une palette de pratiques et de partages de l’espace public.

L'échange au cœur des villes

Vous l’aurez compris, en 2022, (ré)aménager un espace public, c’est avant tout s’intéresser à comment l’utiliser : au passé, au présent et au futur. Sans oublier les attentes, parfois contradictoires, des habitants, des riverains, des usagers, des commerçants, des entreprises, etc. Alors, si la façon d’aborder la question évolue, les métiers et les outils sur lesquels les collectivités s’appuient, aussi ! Désormais, designers de services, sociologues, paysagistes, architectes-urbanistes, spécialistes de la concertation, et voire même artistes peuvent être sollicités ; balades urbaines, ateliers artistiques, boîtes à idées numériques, consultations sont souvent mis en place en amont des projets. Car, si les élus locaux fixent les objectifs, les priorités, les contraintes, les compromis – il ne faut pas oublier la contrainte financière – les échanges avec les usagers et les riverains contribuent aussi à rapprocher propositions d’aménagements et attentes « collectives ». C’est ce que l’on appelle, dans le jargon des professionnels, « l’expertise d’usage » des habitants.

Comment ça bouge à Montrouge ?

« Et l’épisode de la crise sanitaire que nous venons de vivre est encore venu impacter la façon d’aborder la question de l’aménagement urbain, en introduisant une autre dimension : la capacité à l’adapter de façon réactive aux besoins, à l’image de la création de nouvelles voies cyclables », ajoute Paul-André Mouly, Maire-adjoint aux Mobilités, à la Voirie, au Stationnement et au Partage de l’espace public. Pour une ville géographiquement peu étendue et dense comme Montrouge, l’enjeu de la reconquête de l’espace public est donc fondamental. Et les différents projets d’aménagement initiés ou envisagés par la Mairie poursuivent une même ligne directrice : permettre aux Montrougiens de respirer dans leur ville, de bénéficier d’un environnement plus vert et plus agréable à vivre, de profiter de services de proximité, de se déplacer paisiblement à tous les âges. « À l’instar des Allées Jean Jaurès, que chacun peut aujourd’hui s’approprier et vivre au gré de ses envies, grâce à la multitude d’îlots adaptés à des usages variés », explique le Maire, Étienne Lengereau. Mais, pour imaginer ce qui est, aujourd’hui, LE poumon vert dans la ville, la Mairie a mené une concertation avec les Montrougiens tout au long du projet. Aujourd’hui, c’est une approche similaire qui a été mise en place pour concevoir un autre projet d’envergure pour la ville, concernant les Portes du Vieux Montrouge, sur le quartier « Péri Ginoux Gautier », un secteur stratégique et bientôt l’agrandissement et l’extension du Parc Schuman à côté du métro « Mairie de Montrouge ». Autant d’exemples qui illustrent ce qu’est l’espace public aujourd’hui à Montrouge : un espace partagé, évolutif, plus apaisé pour répondre aux pratiques et aux usages d’aujourd’hui… et de demain

Le saviez-vous ?

Des trottoirs au sirop d'érable ?

La ville de Montréal, au Canada, a fait le pari de l’agriculture urbaine ! La Municipalité propose ainsi, sur de nombreux trottoirs, des espaces publics dits « comestibles » et participatifs. Les plantations sont assurées par des habitants et des associations. Si l’objectif est donc d’inciter la population à développer l’agriculture urbaine localement, il y a aussi une volonté de promouvoir une alimentation plus saine. Un projet loin de chez nous qui fait pourtant écho à notre approche et, notamment, au projet de la première rue-jardin, à Montrouge, sur la rue Sadi Carnot, où la nature reprendra ses droits pour apporter une trame végétale au coeur de la ville dès 2023. Quand on vous dit que la fonction de l’aménagement urbain ne cesse d’évoluer et de s’élargir…

Les axes stratégiques de Montrouge

Montrouge se transforme, projet après projet

Montrouge est dense. Et la circulation automobile y a longtemps occupé une part prépondérante. Mais la ville change ! Car, la stratégie de la Municipalité porte une ambition : créer une place pour tous et rendre le cadre de vie des Montrougiens plus agréable et plus respirable. C’est le sens de tous les projets initiés par la Mairie, avec en fond la question de la lutte contre le réchauffement climatique (aussi).

À première vue, certains auraient tendance à dire que Montrouge est traversée par des grandes artères, la plupart du temps ouvertes à la circulation automobile, denses en bâtiments et avec des espaces publics ténus et fonctionnels… Mais ça, c’était et ce sera avant ! En effet, la Mairie a engagé une longue démarche de transformation de cet espace public, saisissant dès que l’opportunité se présente les occasions de mettre en oeuvre de nouvelles perspectives de cadre de vie pour les Montrougiens. Ainsi, sur tous ses projets, la Municipalité recherche une réorganisation de l’espace public pour un nouveau partage plus harmonieux, à tous les moments de la journée à l’instar des Allées Jean Jaurès. Et le réaménagement des Portes du Vieux Montrouge – Péri Ginoux Gautier – dont les travaux débutent cet été, constitue une nouvelle étape majeure dans cette approche.

Respirer... C'est se végétaliser

sens de l’histoire urbaine de la ville ? Si les raisons sont multiples, l’adaptation indispensable de la ville aux effets du changement climatiques constitue, naturellement, un objectif prioritaire dans la stratégie de l’équipe municipale. Ainsi, dans la conception des espaces publics, il s’agit de lutter contre les îlots de chaleur urbains – ces lieux où les pics de température sont les plus intenses, du fait de la minéralisation de la ville ou encore de la restitution de la chaleur emmagasinée par les bâtiments – et de réduire la pollution. Objectif avoué : favoriser la préservation et le développement de la biodiversité locale. En d’autres termes, la végétalisation de la ville ainsi que la structuration d’une trame verte (continuité écologique en ville) représentent des réponses efficaces à ces enjeux que la Mairie décline dans toute sa stratégie. Cela s’accompagne également de travaux pour mieux gérer les eaux pluviales, pour rendre les sols plus perméables…

Participation... citoyenne

Participation… citoyenne Un autre signe de l’autre façon d’envisager l’aménagement urbain développée par la Municipalité repose sur les étapes même de l’élaboration, pour s’inscrire dans une approche de démocratie participative. Les Montrougiens sont ainsi régulièrement sollicités ou invités (c’est selon les points de vue) à « participer » à la construction de leur ville aujourd’hui et/ou pour demain ! Qu’il s’agisse de l’aménagement des Allées Jean Jaurès, de l’évolution du Nord de l’avenue de la République ou encore du projet d’extension du square Schuman, les Montrougiens, les usagers, les commerçants sont systématiquement appelés à faire part de leurs attentes, de leurs questionnements sur les aménagements municipaux. Dans le cas du projet Péri Ginoux Gautier, une première enquête avait été menée au premier trimestre 2019 suite à des échanges avec les commerçants. Puis une grande concertation s’est tenue du 24 novembre 2020 au 29 janvier 2021.

Partager... c'est évoluer

Des échanges avec les Montrougiens qui ont aussi conduit à revoir le choix initial d’une voie unique pour les voitures sur l’avenue Henri Ginoux. « Suite à ces demandes, nous avons fait des études de circulation plus poussées avec les partenaires concernés (RATP, le Conseil départemental). Objectif : vérifier avec précision l’impact de la nouvelle circulation automobile et bus notamment », explique Paul-André Mouly, Maire-adjoint aux Mobilités, à la Voirie, au Stationnement et au Partage de l’espace public. À l’image de la circulation, de nombreux autres sujets ont fait l’objet d’arbitrages et d’évolutions pour encore mieux inscrire l’évolution du secteur dans un cadre de vie optimal pour demain. On peut citer notamment : la limitation des nuisances sonores pour les riverains, lorsque les bâtiments forment une caisse de résonance ; la recherche de revêtements de sol non glissants en cas de pluie ; la sécurisation des traversées piétonnes (notamment rue Gabriel Péri) ; la recherche de nouveaux stationnements publics pour compenser une partie des places supprimées ; ou encore l’aménagement des pistes cyclables et nouveaux stationnements vélos. Pendant près d’un an, les équipes techniques et les élus ont donc été à pied d’oeuvre pour construire le meilleur projet pour tous.

Le saviez-vous ?

Trois priorités absolues

Avec ses 53 commerces sur 16 000 m2, le quartier Péri Ginoux Gautier constitue un secteur stratégique des Portes du Vieux Montrouge. Et pourtant, sa physionomie et sa configuration n’étaient plus en phase avec les attentes d’attractivité commerciale et de qualité du cadre de vie des Montrougiens. Une analyse confirmée par les différents échanges avec les commerçants, les riverains, les usagers du quartier. Alors, sur la base des résultats de la consultation et de la vision urbaine de la Municipalité, un cahier des charges a été construit autour de trois impératifs : intensifier et pérenniser l’activité commerciale ; accroître la place des mobilités douces et collectives ; renforcer la place du végétal. Après le lancement d’un concours, c’est l’équipe pluridisciplinaire menée par la Compagnie du Paysage, une agence d’urbanisme et de paysage basée à Paris, qui a été retenue. Ce choix s’est accompagné d’une plus-value sur plusieurs thématiques, notamment l’aménagement de la place Théophile Gautier, le traitement de la végétation, la réhabilitation des façades commerciales, les fonctionnalités des rues ou encore l’agriculture urbaine.

Un projet, des axes forts

Péri Ginoux Gautier en mots clés

Le projet définitif d’aménagement du secteur Péri Ginoux Gautier a été présenté à l’occasion d’une réunion publique, le 23 mai. Une démarche qui fait donc suite aux différentes étapes de concertation avec les Montrougiens, les commerçants et les acteurs concernés. Alors que les travaux débutent cet été, si on faisait un mini-abécédaire du projet ?

C, comme coeur de ville

« Travailler à la transformation du cadre de vie a des effets multiples. Cela permet aux Montrougiens de (mieux) réinvestir un quartier. Cela fait bouger les lignes de la vie des commerces… Quand nous repensons l’espace public, nous avons ainsi systématiquement l’objectif de dynamiser l’offre commerçante », annonce Patrice Carré, Maire-adjoint au Commerce, à l’Artisanat et aux Accueils de Tourisme. Justement, l’avenue Henri Ginoux et la rue Théophile Gautier constituent, depuis Paris, l’entrée du coeur de ville de Montrouge. Jusqu’ici, cependant, ce secteur commerçant n’avait pas été revalorisé. La Municipalité fait, aujourd’hui, le choix de positionner ce quartier dans la continuité du centre-ville, en proposant une « identité » proche de celle que l’on retrouve sur les projets déjà engagés, comme sur les Allées Jean-Jaurès ou sur la place Émile Cresp. Ainsi, pour que le projet bénéficie pleinement à chaque commerçant, la Mairie a signé une convention avec le Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE) des Hauts-de-Seine. L’objectif : fournir un accompagnement individualisé aux commerces du secteur, pour repenser sa vitrine… Tout est donc pensé pour faire du secteur Péri Ginoux Gautier, un axe fort du centre de Montrouge : mobilier urbain, éclairage public, partage de la voirie, attractivité des commerces, revêtements…

I, comme identité(s) végétale(s)

Vous n’en croirez pas vos yeux, mais chaque secteur du projet bénéficie d’une identité végétale propre. Concrètement ? Un jardin méditerranéen embelli au Square des Oliviers ; un jardin blanc pour le Square Bouzerait, bénéficiant d’une exposition moins ensoleillée ; des arbres aux essences et aux hauteurs variées sur l’avenue Ginoux ; une promenade plantée sur la rue Gabriel Péri... Chaque essence a été soigneusement choisie, en fonction de plusieurs critères comme la robustesse, l’adéquation au sol, l’ambiance visuelle, l’exposition, les besoins d’entretien des végétaux et de l’espace environnant. Pour être certains que les plantations protègent aussi la biodiversité locale sur le long terme, « des essences adaptées aux conditions climatiques de notre territoire ont été privilégiées », indique Gwenola Rabier, Maireadjointe à la Transition écologique et à la Biodiversité urbaine. Et, bien évidemment, ces différents points ont aussi fait l’objet d’une présentation aux membres du Comité de quartier, lors d’une réunion dédiée.

M, comme matériaux

Sur la grande majorité des trottoirs, deux revêtements seront disposés : un béton décoratif et des dallages en pierre. L’usager aura le choix de circuler sur l’un ou l’autre. Seules les places et placettes seront traitées exclusivement en pierre, dont la finition a été spécialement étudiée afin de réduire la glissance des revêtements en cas de sol mouillé. Sur l’avenue Henri Ginoux, au droit de la place du Gerchy, la section circulable est désormais marquée par un enrobé clair au lieu du pavage, prévu initialement, afin de prévenir les nuisances sonores. Concernant le mobilier urbain (bacs à plantations, bancs, assises, cloisons), le bois et l’acier corten offriront une ambiance esthétique et intemporelle, rue Théophile Gautier. Ailleurs, ce sont le bois et la peinture gris terre d’ombre qui domineront.

P, comme partage

Parce que la notion de partage est essentielle dans la politique mise en oeuvre par la Municipalité, c’est une toute nouvelle partition de l’espace public que le projet développe. Les rues accorderont plus de place aux modes de déplacements doux. Les matériaux utilisés viendront faire écho à ceux déjà installés dans le centre-ville. Les espaces végétalisés sont conçus pour lutter efficacement contre les îlots de chaleur urbains. La place de la nature et plus largement de la biodiversité constitue un axe fort du projet. Le cadre de vie est totalement repensé : nouveau mobilier d’assises, nouveaux espaces de terrasses, mise en lumière spécifique qui s’adapte en fonction des temporalités et des usages, plantations qui évoluent au rythme des saisons…

T, comme travaux

Les bungalows de chantier (appelés base-vie) seront installés sur l’avenue Aristide Briand, pendant toute la durée des travaux. Les entreprises intervenant sur le chantier y trouveront des espaces de rangement pour leur matériel, des salles de réunions, des bureaux et des vestiaires. Une autre zone de stockage de matériel de chantier est prévue sur la place Gabrielle de Guerchy, pour la même période. Entre mars et juillet 2023, du matériel sera également entreposé dans un espace dédié, sur le trottoir Nord de la rue Gabriel Péri. Des équipements qui n’empêcheront pas les accès des riverains aux bâtiments et aux entrées de parkings.

Plongée au cœur du projet

Péri Ginoux Gautier, demain

Qui dit projet d’aménagement… Qui dit nouvelle approche urbaine… Dit forcément mise en application et illustration des réalisations à venir. Petit tour d’horizon des principaux changements qui seront opérés, pour préparer la ville de demain… Dès aujourd’hui.

1. Rue Bouzerait

Dans la continuité de la place Gabrielle de Guerchy, le projet prévoit une rue plus végétale qu’aujourd’hui, grâce à un linéaire végétal et à la plantation d’arbres en bacs. Elle sera également plus apaisée, offrant un meilleur confort de circulation aux cycles et aux piétons.

2. Cœur d'îlot Square Bouzerait

La végétation du square sera renforcée pour y installer une ambiance de « jardin blanc », proposant des essences adaptées à sa faible exposition aux rayons du soleil. Sur sa partie Est, le square proposera un espace dédié à l’agriculture urbaine, entouré de clôtures basses en bois. Un appel à projets sera lancé prochainement pour son exploitation.

3. Cœur d'îlot Square des Oliviers

Autour des oliviers et du mûrier, conservés, le projet prévoit la plantation de 19 arbres. Le square verra son caractère méditerranéen conforté par la palette végétale prévue (lavande, thym, romarin, origan...). En son centre, il accueillera un cheminement ludique pour les enfants et les passants. L’actuelle aire de jeux sera intégrée à la crèche, tandis que de nouveaux portails d’accès viendront sécuriser les lieux. Inaccessible la nuit, il est prévu une extinction totale des éclairages en milieu de nuit, avec maintien d’un éclairage à déclenchement en cas d’intrusion.

4. Promenade et Place Théophile Gautier

Pour cette promenade piétonne valorisant la dimension commerçante des lieux, le projet prévoit la plantation de 53 nouveaux arbres, accompagnés de mobilier urbain contemporain avec assises, offrant des espaces de pauses aux passants. Le sol en calcaire présentera différents motifs (parquet, bâton rompu) et différentes finitions selon les espaces (seuils des commerces, promenade, place). Bien sûr, dans ce coeur commerçant du quartier, les terrasses auront toute leur place. Les accès des véhicules seront contrôlés. L’éclairage public sera quant à lui adapté selon les heures de la soirée et de la nuit. Afin de limiter les nuisances sonores pour les riverains, le mobilier urbain sera fixe et les évènements organisés seront donc d’ampleur limitée (marché des saveurs, animations ludiques, artistiques ou culturelles...).

5. Rue Gabriel Péri

Une large promenade végétale accueillera les piétons sur le trottoir Nord de cette rue, complété d’une promenade végétale sur le trottoir Sud également. Pour cela, 41 nouveaux arbres seront plantés, et 12 des 13 arbres existants seront conservés. Suite à la concertation, un effort particulier a été porté sur le confort des piétons sur le trottoir Sud : ils seront « mis à distance » de la circulation automobile par une voie cyclable - ainsi que sur la sécurisation des traversées piétonnes. Deux places de livraison et deux places de stationnement seront proposées.

6. Avenue Henri Ginoux

Le projet ne laisse qu’une voie de circulation aux voitures (dans le sens Paris-Montrouge) jusqu’à la place Gabrielle de Guerchy. Cette dernière sera dédoublée ensuite, décalée au droit du passage Draeger, notamment pour permettre aux bus de stationner à l’arrêt existant, sans gêner la circulation. Les vélos bénéficieront d’une large voie dédiée vers Paris. Cette cohabitation harmonieuse des modes de déplacements s’opèrera dans un contexte largement végétalisé : 54 arbres seront plantés, en complément des massifs en pleine terre où s’épanouiront vivaces, graminées et arbustes. Plus calme, plus confortable pour les modes doux, l’avenue Ginoux proposera aussi de nouveaux espaces de terrasses pour les restaurants.

7. Place Gabrielle de Guerchy

Porte d’entrée du centre-ville de Montrouge, la place fera la part belle aux circulations douces (piétons, cycles). Ses 17 nouveaux arbres et son mobilier urbain convivial en feront un espace de pause et de rencontres, par exemple sous la pergola ! Les mats d’éclairage public seront similaires à ceux utilisés, notamment sur le Square Edmond Champeau. L’objectif : améliorer la cohérence visuelle de tout le coeur de ville. Un temps envisagées place Théophile Gautier, les animations d’envergure seront plutôt organisées sur la place de Guerchy, afin de réduire l’éventuelle gêne pour les riverains.

Le quartier Péri-Ginoux Gautier arboré, plus apaisé et plus attractif

La Ville de Montrouge s’engage depuis plusieurs années pour améliorer son attractivité et le cadre de vie de ses habitants. La réflexion autour de Péri-Ginoux-Gautier amorcée avec vous l’an passé a donné lieu à un projet de réhabilitation du quartier, avec pour objectif de le rendre plus harmonieux, plus attractif et plus végétalisé. Un projet soumis à votre concertation !

Les chiffres clés du projet

  • 3 fois plus d’espaces verts
  • 200 arbres plantés
  • + 30% de modes doux
  • 1120 mètres linéaires de seuils commerciaux valorisés
  • Budget prévisionnel : 12 M€ HT entre 2020 et 2023

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