Le cimetière

  1. Cimetière communal de Montrouge

    18, avenue de la porte de Montrouge
    Paris

    • Tél. : 01.46.12.76.70

    Situer sur le plan

  • 71 divisions
  • 7,5 hectares de superficie
  • 16 000 concessions
  • 5 000 m² déjà engazonnés
  • 730 m² de petite prairie fleurie
  • 198 arbres : cerisiers, chênes verts, érables...

Parcourir les allées paysagées du cimetière de Montrouge, c’est tourner les pages illustrées d’un livre d’histoires. Celles de milliers de Montrougiens anonymes, seulement connus de leurs familles, mais aussi l’histoire de femmes et d’hommes célèbres.

  • 1821 : Création du cimetière
  • 2010 : Début de la gestion eco-responsable

Un peu d'histoire

Dans le cimetière de Montrouge, créé en 1821, époques et styles se mêlent. Alors qu’au XIXème siècle, c’est plutôt la volonté de se différencier qui prévaut, depuis le milieu du XXème siècle, la tendance est davantage à la standardisation. Un simple coup d’oeil suffit donc souvent à dater une tombe.
Chapelle funéraire ou simple dalle, avec ou sans signe religieux, monumentale ou modeste, prenez le temps de les regarder et de lire les noms et les épitaphes.

Au fil des pas et des mots, des destins se racontent…

Une étoile et beaucoup d’artistes

Michel Colucci, dit Coluche (1944-1986), homme d’humour et de cinéma cher au coeur des Montrougiens, repose dans la 66e division. Toujours fleurie, sa tombe se repère facilement. Mais ici, Coluche est bien « entouré » car le cimetière de Montrouge est la dernière demeure de nombreuses autres personnalités.
Citons Michel Audiard (1920-1985), dialoguiste, scénariste et réalisateur. Son nom reste lié aux répliques cultes des Tontons flingueurs ou Les Barbouzes. Cécile Aubry (1928-2010), dont les séries télévisées Belle et Sébastien ou encore Polly ont fait rêver bien des enfants. Plus éloignés dans le temps, Eugénie Buffet (1866-1935) surnommée « La Cigale des tranchées », ou encore Marguerite Verdier (1909-1973) dite Lina Marguy connue pour sa chanson Ah ! Le petit vin blanc.
Mais aussi le peintre Nicolas de Staël (1914-1955) et des écrivains tels qu’Albert Simonin (1905-1980), Henri Queffelec (1910-1992)…

Des as de l’aviation

René Jost (1877-1912), pionnier de l’aviation militaire. Charles Clavier (1893-1926), mécanicien aviateur mort lors de la première tentative de la traversée de l’Atlantique. Maurice Arnoux (1895-1940) dont le monument funéraire est orné d’ailes remarquables. Yvonne Jouron (1900-1985), à la fois parachutiste et aviatrice. L’ingénieur, inventeur et industriel Pierre Clerget (1875-1943), concepteur de l’un des premiers moteurs diesel pour avions.

Des scientifiques

Pierre-Gilles De Gennes (1932-2007), prix Nobel de physique en 1991.
Paul Henry (1848-1905) astronome.
Jean Lenègre (1904-1972), professeur en cardiologie.

Des sportifs

Le cycliste Charles Pélissier (1903-1952), et plus proche de nous, la cascadeuse Championne de France, Odile Astié (1941-1980).

Sans oublier des personnalités locales notamment les anciens maires de Montrouge : Jean-François de Mazières, Edmond Champeaud, Émile Cresp, Henri Ginoux…
Et comme l’aurait dit Coluche, pour découvrir « l’histoire de plein d’autres mecs », n’hésitez pas à vous balader dans le cimetière.

Deux siècles d’art funéraire et de tombes insolites

Emmanuel Dolivet (1854-1910), sculpteur praticien d’Auguste Rodin, repose sous une pleureuse en bronze de sa composition.

Etienne Beothie (1897-1961), sculpteur et peintre d’origine hongroise dont la tombe est ornée de l’une de ses oeuvres.

Maurice Arnoux (1895-1940), aviateur dont l’avion fut abattu lors d’un combat aérien voit sa tombe surplombée d’une immense paire d’ailes mi-ange, mi-avion.

Le saviez-vous ?

Montrouge est l’unique cimetière parisien à posséder une crypte.
Attribuée à Henri Decaux, également architecte du Beffroi de Montrouge, ornée de bas-reliefs de Louis Sajous et de Marcel Renard, elle se visite également.

Un cimetière plus vert

Se recueillir accompagné par le chant des oiseaux, au milieu d’une végétation agréable… C’est le défi que la Ville de Montrouge est en passe de réussir pour son cimetière. Une démarche qui s’inscrit dans sa charte de gestion écoresponsable des espaces verts signée en 2009 et dans le cadre de son Agenda 21 (programme d’actions en faveur du Développement durable).

Une gestion écologique profitable à tous

Depuis fin 2010, grâce à l’engagement et à l’ingéniosité de ses agents, désherbants chimiques, insecticides, fongicides et autres produits néfastes pour l’environnement comme pour la santé ont été supprimés !
Ces produits sont remplacés par une série d’actions menées pour rendre à nouveau fertiles des sols appauvris par des décennies de traitements.
• Engazonnement des allées après dépierrage et apport organique. Déjà un tiers d’entre elles se couvrent d’un tapis de verdure ;
• Semis de petite prairie après préparation du terrain. Plusieurs espaces auparavant occupés par les adventices (« mauvaises herbes ») se parent désormais de fleurs multicolores choisies pour leur résistance et leur attrait pour les insectes pollinisateurs ;
• Plantation d’arbres ;
• Végétalisation des murs d’enceinte par des plantes grimpantes ;
• Réintroduction de papillons, d’abeilles, de sauterelles et de coccinelles ;
• Installation de nichoirs pour les oiseaux et d’hôtels à insectes afin de favoriser leur présence et leur reproduction. Insectes utiles, oiseaux, petits mammifères : tout un écosystème se reconstitue progressivement.

Les cimetières nous parlent de vie, celui de Montrouge plus que tout autre, grâce à une nature intelligemment réintroduite et préservée.