La Zone à faibles émissions (ZFE)

75% des Montrougiens sont favorables à la mise en place de la Zone à faibles émissions

Qu'est-ce que la Zone à faibles émissions (ZFE) ?

Mise en place par la Métropole du Grand Paris, la ZFE se traduit par l’interdiction de la circulation des véhicules les plus polluants, en semaine et sur l’ensemble des communes situées à l’intérieur de l’A86. 79 communes sont concernées par cette mesure, dont Montrouge.

Enquête : l’avis des Montrougiens sur l’impact de la ZFE

Comme la Ville de Montrouge l’avait pressenti, les Montrougiens sont favorables à la mise en place de la Zone à faibles émissions (ZFE) par la Métropole du Grand Paris. Le Conseil municipal a donné un avis favorable sur ce projet suite à l’enquête menée du 24 octobre au 9 novembre 2019par Kantar pour le compte de la Ville de Montrouge. Guillaume Caline, responsable de l’étude, analyse les résultats.

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La Ville de Montrouge vous a commandé une enquête pour connaître l’avis des Montrougiens sur l’impact de la ZFE. Quelle méthode d’enquête avez-vous utilisé ?

Guillaume Caline : Nous avons conduit du 24 octobre au 9 novembre 2019 un sondage par téléphone auprès d’un échantillon de 800 Montrougiens âgés de 18 ans et plus. Il s’agit d’un échantillon représentatif de la population en termes de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle et de quartier.

Quels sont les principaux enseignements de cette enquête ?

G.C : J’en retiens deux. Tout d’abord, la ZFE reste un projet encore assez méconnu des Montrougiens : seul un participant sur deux en a entendu parler et un sur trois sait que Montrouge est concernée. Les automobilistes montrougiens – les premiers impactés – sont bien sûr un peu plus au courant mais une part importante n’en a pas entendu parler.
Le deuxième enseignement est le large soutien ou l’a priori très positif des Montrougiens à l’égard de la ZFE, qu’ils connaissent le projet ou non.
Après que la ZFE leur a été présentée, les trois-quarts des Montrougiens se disent favorables à l’instauration de la ZFE sur leur ville.

Quelles sont les habitudes de déplacement des Montrougiens ? Comment utilisent-ils leur voiture ?

G.C : Pour se déplacer au quotidien, les Montrougiens utilisent d’abord le métro (c’est le cas de 42 % d’entre eux), devant la marche (18 %) et le bus (15 %). La voiture n’est le moyen de transport privilégié au quotidien que pour 13 % des Montrougiens. D’ailleurs un Montrougien sur deux n’a pas de voiture dans son foyer, et une part importante de ceux qui en ont une ne l’utilisent que deux ou trois fois par mois au maximum.

75 % des Montrougiens sont favorables à la ZFE. Pourquoi ? Quels sont les effets escomptés ?

G.C : Comme tous les habitants des grandes agglomérations, les Montrougiens se sentent préoccupés par la pollution et la qualité de l’air. Or, pour 73 % des Montrougiens, la ZFE va justement permettre d’améliorer la qualité de l’air sur leur lieu de vie.
Parallèlement, une moitié pense que la ZFE va avoir un impact positif sur la circulation en Île-de-France en général, et à Montrouge en particulier. Enfin seuls 16 % des Montrougiens pensent que la ZFE aura un impact négatif sur leurs déplacements : le reste anticipe un impact positif ou pas d’impact.
Dans l’ensemble, les Montrougiens pensent donc que la zone à faibles émissions aura des conséquences positives sur la qualité de l’air et leur qualité de vie. Seule une minorité envisage des désagréments ou des changements dans leurs habitudes de déplacement.

Comment les Montrougiens concernés par la mise en place de la ZFE envisagent–ils de réagir ? Quelles aides et accompagnement attendent-ils ?

G.C : Les Montrougiens directement concernés (ceux qui possèdent une voiture classée Crit’Air 2, 3, 4 ou 5) se montrent eux aussi en majorité favorables à la ZFE. La plupart d’entre eux dispose en effet d’une alternative : acquérir un véhicule moins polluant ou renoncer à la voiture pour se déplacer autrement.
Cependant, une partie des Montrougiens n’a aujourd’hui pas d’autre solution pour se déplacer. Elle représente environ 10 % de la population. Ces personnes demandent deux choses : des aides financières à la conversion (qu’ils ne connaissent pas toujours) et le développement de transports en commun.