On en parle en ville

Mais c'est quoi les budgets participatifs montrougiens (BPM) ?

Ce sont des projets imaginés, proposés et votés les Montrougiens. Ce dispositif, qui fait écho à la démarche de démocratie participative initiée par la Municipalité, permet aux habitants de proposer l’affectation d’un budget d’investissement en faveur de projets inspirés et choisis par les habitants eux-mêmes.

Avec les Budgets Participatifs, la Mairie affirme sa volonté d’impliquer concrètement les Montrougiens dans son processus d’idéation, de décision et de réalisation de projets pour l’intérêt collectif. Cela permet à la fois de favoriser une implication citoyenne et commune, mais aussi de faire participer les Montrougiens à la priorisation et l’attribution d’investissements publics selon leurs attentes, les besoins, etc. Cette année encore, ce sont 25 projets que les membres des Comités de quartier ont sélectionné. Début des votes le 25 octobre !

Retour sur les coups de cœurs des éditions précédentes :

  • Pause verte, gourmande et esthétique sur l’esplanade de l’Aquapol
  • Végétalisation des pieds d’arbres
  • Création d’un jardin participatif rue de la Vanne
  • De petites bibliothèques partagées en accès libre
  • Boîte de retour de prêt pour la Médiathèque
  • Création d’une ludothèque à l’Espace Colucci
  • Un collecteur de bouchon plastique au parc Jean Moulin
  • Des cendriers de tracts de vote et sondages
  • Des sièges assis-debout
  • Des parkings à trottinettes devant les écoles…

Des enfants en conseil municipal ?

Absolument. Le premier Conseil municipal des Enfants (CME), à Montrouge, s’est même tenu le 18 octobre 1999, après décision du Conseil municipal de la ville (celui des « grands »).

Qui peut en faire partie ?

Il faut être Montrougien, scolarisé dans l’une des 9 écoles élémentaires de la commune – 7 écoles publiques et 2 écoles privées. Les élections ont lieu tous les ans, au mois d’octobre, dans chaque établissement afin de renouveler le CME pour moitié. En effet, les élèves de CM2 partent au collège ensuite…

Comment est-il organisé ?

Le mandat de ces « petits » conseillers est de deux ans. Le CME compte 52 enfants, élèves en classe de CM1 et de CM2. Il se réunit trois fois par an, en séance plénière le samedi matin, dans la salle du Conseil de l'Hôtel de Ville ! Comme pour les « grands », les séances sont publiques.

Quelles sont ses missions ?

Les élus et leurs suppléants se répartissent en 4 commissions : Sports/Culture/Loisirs – Solidarité/Echanges – Environnement/Cadre de vie et Animation/Communication. Le CME dispose d’un budget spécifique.

Comment travaille-t-il ?

La 1ère séance plénière sert à engager le travail de l’année. La seconde permet de voter les projets de l’année, en fonction des propositions des enfants. La troisième est l’occasion de faire le bilan des projets et actions réalisées. Dans le cadre des commissions, un planning de travail est établi, les tâches réparties entre les membres. Ces séances de travail d’une heure sont organisées toutes les deux ou trois semaines.

Quel genre de projets a-t-il initié ?

Les quatre commissions ont notamment permis le développement de :

  • la création d’affiches sur l’équilibre alimentaire ;
  • la création de repas à thème pour les écoles et les accueils de loisirs ;
  • la création d’un bac à récupération de bouchons plastiques ;
  • une campagne pour le tri et le recyclage des déchets ;
  • une expo sur le thème « L’eau et la Terre », accompagnée d’ateliers dans les écoles ;
  • la création d’un jardin potager pédagogique ;
  • l’implantation de boîte à livres ;
  • la création de spectacles pour les personnes âgées des résidences de retraite et les personnes handicapées du Foyer de Vie Jeanny ;
  • des rencontres intergénérationnelles avec échange de savoir-faire (cuisine, dessins, etc.) ;
  • l'organisation de concours (dessins, peinture, cuisine, art plastique, photo,…)
  • la création d’une expo photo sur le thème « le sport à Montrouge »...

Forum des associations, découvrez "activités tendance !"

En balade au Forum des Associations, le 11 septembre dernier, on vous a déniché, au gré des stands, quelques activités que vous pourriez tenter… Suivez-nous !

1. Le pottery club de Tara

L’atelier est situé au calme, dans l’arrière-cour d’un immeuble rue Gutenberg. La néo-zélandaise Tara Péronnet y reçoit enfants et adultes pour des cours, des stages et des initiations à la poterie… En français et en anglais ! Architecte de formation, Tara s’est récemment formée au tournage et à la poterie avec des maîtres reconnus. Elle propose aux débutants, comme aux plus confirmés, une véritable immersion dans un univers qui ne vous laissera pas de glaise. Elle est particulièrement inspirée par l’artisanat des populations autochtones Maori. Alors, tentés ?!

Tarifs :

  • 176 euros les 11 séances pour les enfants de 6 à 13 ans
  • 45 euros la séance / 400 euros les dix séances (matériel et cuisson inclus) pour les cours ados/adultes
  • Des stages le week-end (adultes ou en famille) et pendant les vacances scolaires (enfants).

Informations / inscriptions : Pottery Club Montrouge

2. Croquez la ville !

Mieux comprendre comment se fabrique une ville, comment elle se développe ? Être plus sensible à ses formes, ses fonctions et ses évolutions, ça vous branche ? Vous aimez vous balader en ville et dessiner ?
Alors, n’hésitez pas à contacter l’association montrougienne À l’encre du toit ! Créée il y a 15 ans par des passionnés d’urbanisme et d’architecture, elle propose des balades urbaines à Montrouge, à Paris mais aussi en Île-de-France. Au programme : observation des places, des rues, des bâtiments et pratique libre ou encadrée du dessin, de l’aquarelle et du croquis urbain ! De quoi développer son âme d’architecte !

Informations / inscriptions :

3. Vous avez Qi Gong ?

Vous êtes plus fan des pratiques zen qui vous redonnent la pêche, plutôt que du traditionnel fitness/cardio qui grille vos calories ? Essayez le Qi Gong. Cette gymnastique traditionnelle chinoise allie un travail de respiration et de maîtrise du souffle à des mouvements lents et des exercices de concentration. Une pratique proche du Thaï chi mais aussi du yoga, donc très « chill »… Depuis cet été, la montrougienne Marie-Pierre Darmon propose de vous initier à cette pratique, en plein air (au parc Messier) ou en salle ! Pour participer aux séances, nul besoin de s’inscrire à l’année. Vous pouvez venir quand vous voulez, effectuer une ou plusieurs séances comme vous le souhaitez, à un tarif unique de 7 euros la séance.

Informations / inscriptions : Contact par mail

Il déclare la saison culturelle 2021/2022 ouverte !

Le 17 septembre dernier, c’est avec le spectacle aaAhh Bibi que la saison culturelle de Montrouge était inaugurée au Beffroi. Nous y avons rencontré, pour vous, Julien Cottereau, son metteur en scène et comédien. En direct des coulisses, après sa belle performance poétique et burlesque. Morceaux choisis.

Montrouge Mag : Quelles ont été vos impressions, à chaud, après cette première représentation à Montrouge ?

Julien Cottereau : J’ai d’abord une impression d’immensité liée à la scène, qui est large et grande. C’est tout un univers à faire vivre dans cette salle qui peut accueillir 700 personnes. Il y avait peu de monde, une centaine de personnes, mais les spectateurs présents l’ont rempli d’humanité. J’ai eu mon quota de rire, mon fuel de cœur. C’est ce qui me fait aller plus loin et me fait sortir de mes automatismes. C’était vraiment une très belle soirée.

MM : Que cherchez-vous à partager avec le public dans vos spectacles, notamment quand vous faites venir les gens sur scène ?

J. C. : Je veux jouer avec les spectateurs, susciter leur imaginaire. Je veux les surprendre aussi et qu’ils puissent être fiers de suivre le spectacle en famille et de le vivre chacun de façon différente, tout en étant ensemble. On n’est pas privilégié en étant adulte ou expérimenté. Les enfants ont un regard différent, fulgurant qui aide aussi les adultes à voir mon spectacle. L’enfant est un expert du jeu, du rien, de l’imaginaire, du clownesque. Enfin quand j’invite quelqu’un sur scène, c’est lui qui devient le maître, le clown car il brave sa pudeur, sa timidité en allant vers le ridicule qu’accompagne aussi l’innocence et le charme. J’aime quand les spectateurs réalisent que jouer ensemble, c’est vraiment une des plus belles choses au monde.

MM : Comment avez-vous vécu en tant qu’artiste la longue période de confinement qui vous a privé de scène ?

J. C. : En tant qu’artiste, j’aurais voulu être plus actif et créer davantage dans cette période. Mais auparavant, j’ai beaucoup voyagé, je suis parti dans le monde entier avec le cirque. Et ce n’était pas toujours évident de concilier cela avec les relations amoureuses, la paternité. Là, j’essaie de réussir ma vie de papa et d’époux, la période de confinement a été propice à cela. Je l’ai vécu comme un moment privilégié pour me consacrer à ma famille. Et puis la vie est la grande maman qui nous berce d’histoire. C’est elle qui inspire et donne de la sève. Brecht disait que tous les arts sont destinés à l’art de vivre. Finalement tout le monde est un peu artiste de la vie. On se bat tous pour plus d’indépendance, pour être auteur de ces rêves.

Confidences pour confidences... Avec Barbara Carlotti

À l’occasion de son concert, le 14 octobre au Beffroi, la chanteuse corse Barbara Carlotti évoque avec nous son amour pour son île natale, ses liens avec Montrouge…

Montrouge Mag : La ville de Montrouge ne vous est, paraît-il, par inconnue ?

Barbara Carlotti : Effectivement, et c’était un plaisir particulier de venir chanter mon album "Corse île d'amour" ici. D'abord parce que j'ai grandi à Clamart, toute proche, je connais donc bien Montrouge. Et d’autre part, parce que je sais que dans cette banlieue Sud de Paris, il y a une grande diaspora corse. J’espère qu’elle aura apprécié de s'immerger dans mes chansons des années 60 et 70 auxquelles j’ai donné une vision pop d'aujourd'hui.

MM : De quoi parlent vos chansons ?

B. C. : Ce sont de très belles chansons qui ont un caractère universel et qui parlent de la Corse et de l'éloignement de l'île. Elles ont une valeur très affective pour moi. En concert, je chante également certaines chansons de mes précédents albums.

MM : Vous êtes heureuse de retrouver les salles de spectacle ?

B. C. : Après ces mois de confinement et de mesures sanitaires qui ont réduit beaucoup l'activité des concerts, oui. Clairement. Je suis infiniment heureuse de remonter sur scène avec mes musiciens pour rencontrer à nouveau le public.

En savoir plus sur le spectacle

Le Montrouge Paris Guitar Festival a tenu la corde

Cela aura duré jusqu’au dimanche 10 octobre : la guitare reine de Montrouge ! Dans les cafés et restaurants. Dans les écoles. Dans les maisons de retraites. Et bien sûr au Beffroi. Entre expo de luthiers, une nuit de la guitare, des concerts d’artistes locaux et de virtuoses… Jean-Michel Proust, créateur et directeur artistique, revient sur ce festival amplifié.

Montrouge Mag : Quelle était la particularité de cette édition du Festival ?

Jean-Michel Proust : Le Montrouge Paris Guitar Festival s’est s’adressé à bien plus de monde cette année, car on est sorti du Beffroi. Cette édition est la continuité amplifiée du précédent Guitares au Beffroi qui durait moins longtemps… Cette fois des concerts ont été donnés par des chanteurs et guitaristes locaux dans les écoles, dans les cafés et les restaurants de la ville ainsi qu’à la Médiathèque. On a toujours pu découvrir les plus belles guitares du monde au Beffroi où ont été réunis plus de 100 exposants. D’ailleurs cette année, un Prix du public, celui de « La plus belle guitare », ainsi qu’un Prix du public, ont été décernés pour la première fois. Autre nouveauté, le salon Osez la guitare, a permis à tout un chacun de s’initier à la guitare d’étude… Désormais, on veut mettre des guitares dans les mains de tous !

MM : Pourquoi avez-vous accepté la mission confiée par la Municipalité pour réaliser son projet d’étendre le Festival à toute la ville ?

J-M. P. : J’aime les gens, j’aime la musique et je pense que j’ai un devoir de partage et de transmission. Le maire, Étienne Lengereau, a été très enthousiaste lorsque je lui ai proposé une 1ère partie du festival par et pour les Montrougiens. On a organisé 28 concerts en ville, totalement gratuits, avec des jeunes et des moins jeunes… L’idée, c’était d’offrir aux habitants, de la musique, dans les lieux qui leur sont familiers. Les restaurateurs que j’ai rencontrés ont tous été très enthousiasmés par l’idée tout comme les directeurs des écoles. Avec cette nouvelle formule, nous voulons rassembler les gens mais aussi transmettre le gout de la musique aux plus jeunes. D’ailleurs, un travail pédagogique suivi autour de la guitare va être mené, cette année, dans trois classes des écoles élémentaires de Montrouge. Qui sait, cela donnera peut-être lieu à un petit concert amateur à la fin de l’année…

MM : D’où vous vient cet amour pour la guitare et plus largement pour la musique acoustique et le jazz ?

J-M. P. : J’ai été d’abord un grand fan de stars telles que Sonny Rollins, Dizzy Gillespie, John Coltrane... Cette passion m’a amené à devenir saxophoniste. Mais j’ai vite compris que je ne serais pas un grand virtuose. Alors, j’ai choisi de transmettre cet amour en tant qu’homme de radio et journaliste. J’ai animé plusieurs émissions dédiées au jazz sur France Inter et Europe 1, entre autres. J’ai aussi été directeur de la radio TSF Jazz… Je crois que quand on est passionné, on sait d’autant plus transmettre les choses qui nous tiennent à cœur.

MM : Comment vous est venue l’idée de créer un Festival dédié à la guitare ?

J-M. P. : J’ai voulu poursuivre les traces des Nuits Manouches, organisées à Montrouge par mon regretté ami, Patrick Saussois, qui était un grand guitariste. Avec ses proches, nous avons d’abord créé Guitares au Beffroi, avec l’idée d’ouvrir ce lieu à toutes les guitares, qu’elles soient manouches, classiques, rock, jazz ou folk… Nous avons d’abord organisé des concerts. Et en 2013, le Salon de la Belle Guitare, où se donnent désormais rendez-vous les luthiers du monde entier a été créé. Je suis heureux de voir que maintenant notre festival est le grand rendez-vous national pour tous les amateurs de « cordes pincées »!

www.parisguitarfestival.com