La Belle Hélène
De 15€ à 36€
Hélène est reine de Sparte. Femme à la beauté sans égale, elle s'ennuie ferme et est franchement tentée par Pâris, le beau prince troyen qui lui fait les yeux doux. Autour d'elle, une cour de rois fantoches, un grand prêtre opportuniste et un époux qui ne voit rien venir. Offenbach s'en donnait à coeur joie en 1864 pour se moquer du Second Empire et de ses puissants. Le metteur en scène Olivier Desbordes fait de même aujourd'hui, avec des cibles résolument contemporaines.
Dans cette production, la famille royale des Atrides devient une « royal family » des tabloïds. Les couronnes sont grotesques, les costumes décalés. On échange par textos, on s'informe sur TikTok, et quand le mouvement MeToo débarque, il s'appelle ici « MiTou » (pour Femmes Oubliées). La satire est féroce. Le rire, constant. Rien ni personne n'est épargné. Les airs d'Offenbach, eux, restent intacts. Pas question de toucher à la partition. La malice du compositeur fonctionne dans toute sa fraîcheur, portée par un orchestre où cornet, piccolo et percussions s'en donnent à coeur joie sous la direction de Gaspard Brécourt. La partition pétille, les voix s'envolent. Et dans la musique, on entend même quelques notes du Boléro et de Star Wars. Offenbach aurait adoré. Deux siècles après sa création, La Belle Hélène n'a rien perdu de sa mordante actualité.
Mise En Scène : Olivier Desbordes
Direction Musicale / Piano-clavier : Gaspard Brécourt
Orchestration : Stéphane Pelegri
Chef D'orchestre : Gaspard Brécourt
Avec : Hélène : Ania Wozniak - Paris : Blaise Rantoanina - Calchas : Dominic Veilleux - Agamemnon : Thibault De Damas - Ménélas : Alfred Bironien - Oreste : Analia Telega - Achille : Fabio Sitzia - AJAX 1 : Ulysse Timoteo - AJAX 2 : Clément Godard - Parthenis : Aviva Manenti - Léæna : Pauline Jolly - Bacchis : Flore Boixel - La Princesse Du Pirée : Nathalie Schaaff
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