Discours du Maire lors du Conseil Municipal d'installation du jeudi 27 mars 2026

Citoyenneté - le 02/04/2026

Retrouvez le discours prononcé par Etienne LENGEREAU, Maire de Montrouge lors du Conseil Municipal d'installation du jeudi 27 mars 2026.

Mesdames, Messieurs les élus,

Chères Montrougiennes, chers Montrougiens,
Pour commencer, je veux remercier et saluer tous nos concitoyens qui ont exprimé, par leur vote des 15 et 22 mars dernier, leur engagement dans la vie démocratique de notre ville, et je souhaite la bienvenue à tous les élus de cette nouvelle assemblée.

Je vous remercie de la confiance que vous m‘avez témoigné aujourd’hui en me choisissant comme votre maire pour un nouveau mandat municipal.
Cette confiance m’honore et m’engage.
Je suis heureux de poursuivre cette mission à la tête de notre ville.
J’en connais les exigences.
J’en mesure les difficultés.
J’en assume les responsabilités.

Je souhaite fixer clairement le cap de notre action collective pour le mandat qui vient. Nous avons de nombreux projets à mettre en œuvre pour préparer l’avenir de Montrouge, et nous agirons pour continuer d’offrir aux Montrougiennes et aux Montrougiens une grande qualité de vie et des services publics à la hauteur de leurs attentes.

Nous ne devons jamais perdre de vue ce qui fait l’identité profonde de notre ville.

Montrouge est une ville singulière. Une ville dense, vivante, ouverte, pleinement inscrite dans la dynamique métropolitaine. Elle a su conserver une échelle humaine, une proximité réelle, une attention au quotidien. C’est cette singularité qui fait sa force. C’est elle qu’il nous faut préserver, et c’est à partir d’elle que nous devons continuer à construire.

La première exigence d’une politique municipale sérieuse, c’est la clarté.

Les habitants n’attendent pas de nous des effets d’annonce permanents. Ils attendent une direction lisible, des décisions cohérentes et une action suivie dans la durée. Ils attendent aussi une collectivité capable de tenir ses engagements sans compromettre son avenir.

Je veux donc réaffirmer un principe simple : nous continuerons à gouverner Montrouge avec sérieux et responsabilité, dans la confiance.

Cela signifie d’abord une gestion rigoureuse. Dans les années qui viennent, chacun le sait, les finances publiques seront plus contraintes. Dans ce contexte, l’improvisation serait une faute. Le renoncement serait une faiblesse. La seule voie possible, c’est une gestion ambitieuse, maîtrisée et lucide.

Cela signifie ensuite une méthode. Une municipalité ne peut agir efficacement que si l’information circule et si chacun connaît le sens de l’action conduite. Je souhaite que ce mandat soit placé sous le signe d’une bonne coordination et d’une culture du résultat exigeante.

Cela signifie enfin une relation de confiance avec les habitants. Cette confiance ne se décrète pas. Elle se construit par la présence, par l’écoute, par la consultation, et par la capacité à expliquer les décisions prises, y compris lorsqu’elles sont difficiles. Nous resterons fidèles à cette culture de proximité qui fait partie de l’ADN de notre ville.

Le premier grand défi que nous devrons relever est celui du climat.

Pendant longtemps, les collectivités locales ont abordé ces sujets à travers des politiques d’amélioration du cadre de vie. Aujourd’hui, nous sommes entrés dans une autre époque. Les épisodes de chaleur se multiplient. Les attentes en matière de nature, de fraîcheur, de sobriété énergétique et de qualité environnementale sont devenues centrales. Je souhaite que Montrouge accélère son indispensable adaptation au réchauffement climatique.

Cela suppose d’abord de renforcer la place de la nature dans la ville. Non pas seulement pour embellir, mais pour protéger. L’arbre, le parc, l’ombre, les sols plus perméables, la biodiversité, les espaces de respiration ne sont plus des éléments accessoires : ce sont désormais des équipements de résilience urbaine. Notre ambition est de continuer d’augmenter significativement la présence du végétal dans l’espace public, dans les équipements municipaux, dans les écoles, dans les projets urbains et dans le tissu bâti lui-même.

Nous allons poursuivre notre transition énergétique avec méthode. La sobriété doit rester une ligne de conduite de notre collectivité. Nous allons accélérer sur la modernisation de nos équipements, la valorisation des énergies renouvelables, la réduction de notre dépendance aux énergies carbonées. Les projets que nous avons engagés en matière de géothermie, d’énergie solaire ou d’adaptation de nos espaces publics à la chaleur, seront menés à bien.

Chaque projet urbain sera pensé à partir de cette nouvelle donne climatique. La ville que nous construirons dans les prochaines années devra être non seulement plus belle, mais aussi plus supportable en période de canicule, plus économe en ressources, et plus protectrice pour les plus fragiles.

C’est pourquoi j’assume pleinement que le climat ne soit pas un chapitre parmi d’autres de notre action, mais un axe central de toutes nos politiques publiques.

Nous devons aussi protéger le quotidien en renforçant la sécurité, la tranquillité, la propreté et l’ordre urbain.

La sécurité est à mes yeux la première des libertés et notre devoir est de garantir la tranquillité publique. Dans une ville comme la nôtre, la sécurité ne se mesure pas seulement au nombre d’infractions constatées. Elle se mesure aussi à ce que ressentent les habitants. Notre politique continuera de s’appuyer sur plusieurs leviers complémentaires.

D’abord, la présence et la coordination. Notre politique de sécurité est crédible car nous avons une police municipale identifiée, organisée, équipée, articulée avec les services de l’État, et pleinement concentrée sur ses missions de proximité.

La sécurité durable se construit aussi par l’éducation, la médiation, l’attention portée aux publics exposés, la lutte contre les dérives de comportement et les incivilités répétées. Nous continuerons donc à renforcer les politiques de prévention.

Nous nous donnerons enfin de nouveaux moyens pour garantir l’ordre urbain. Je considère que la propreté, la lutte contre les dépôts sauvages, la rapidité d’intervention sur les dégradations, le traitement des tags, la qualité de l’éclairage, la lisibilité des usages dans l’espace public, tout cela participe directement de la tranquillité collective.

Autrement dit, nous continuerons d’assumer une politique d’ensemble : une ville sûre est une ville tenue. Une ville tenue dans ses espaces, dans ses règles, dans ses rythmes et dans son attention au quotidien.

Une ville se juge aussi à la manière dont elle accompagne celles et ceux qui en ont le plus besoin.

Je crois profondément qu’une commune n’a de sens que si elle protège. Protéger, ce n’est pas seulement verser des aides. C’est organiser une réponse collective face aux fragilités de la vie : la maladie, la perte d’autonomie, l’isolement, les violences, le handicap, la précarité, les accidents de parcours.

Je souhaite que notre politique de solidarité gagne en lisibilité, en coordination et en capacité d’anticipation.

Dans un contexte de tension sur l’offre médicale, la commune a un rôle de facilitateur, parfois d’impulsion, toujours de coordination. Notre ambition est de renforcer l’offre de santé, d’accueillir de nouvelles spécialités, d’organiser des parcours de soins, de répondre aux besoins des femmes et de se préoccuper de la santé mentale. À Montrouge, chacun doit trouver des solutions pour se soigner.

Nous continuerons ensuite à répondre aux situations de fragilités sociales. Je pense ici aux familles monoparentales, aux aidants, aux personnes en situation de handicap, aux étudiants en difficulté, aux seniors confrontés à l’isolement, mais aussi à toutes les formes discrètes de décrochage que l’on ne discerne pas toujours immédiatement.

Nous devrons mieux articuler logement, santé, autonomie et accompagnement social. Trop souvent, ces politiques sont pensées en silos. Or la réalité des habitants ne fonctionne pas en silos. Nous construirons donc des parcours plus cohérents, plus simples et plus efficaces.

Ma conviction est simple : la solidarité municipale doit être précise, humaine et organisée. Elle continuera d’être proche sans être dispersée, généreuse sans être floue, et efficace sans devenir impersonnelle.

L’avenir d’une ville se joue dans ce qu’elle offre à ses enfants.

Je veux que nous assumions une ambition simple : continuer de faire de Montrouge une ville où l’on grandit bien. Grandir bien, cela signifie être bien accompagné dès les premières années, apprendre dans de bonnes conditions, accéder à la culture et au sport, être protégé contre les violences et les humiliations, et pouvoir se construire dans un environnement exigeant mais bienveillant.

Nous ne gérons pas seulement des bâtiments, des effectifs ou des services. Nous accompagnons les premiers pas dans la vie. Nous contribuons à former des repères. Nous créons les conditions d’un développement équilibré.Nous donnons à chaque enfant les meilleures conditions pour grandir.

Je souhaite donc que la petite enfance, l’enfance et la jeunesse demeurent au cœur de notre projet municipal.

Cela passe bien sûr par les moyens. Nos équipements continueront d’être entretenus, modernisés et adaptés. L’accueil de la petite enfance continuera de répondre au mieux aux besoins des familles. Les écoles continueront d’être des lieux de transmission, mais aussi d’épanouissement, de stabilité et de confiance.

Cela passe aussi par une vision élargie des enjeux éducatifs. Les questions de harcèlement, de rapport aux écrans, de bien-manger, d’activité physique, d’accès à la culture, à la citoyenneté, de soutien aux parents, de prévention des ruptures scolaires sont aujourd’hui au premier plan. La ville a ici un rôle majeur à jouer, en lien avec l’Éducation nationale, les familles, les associations et les services municipaux.

Une ville équilibrée n’est pas seulement une ville administrée, c’est une ville habitée, fréquentée, animée.

À Montrouge, les commerces de proximité, la vie associative, l’offre culturelle, les événements partagés, les lieux de rencontre, sont autant de facteurs de cohésion et d’attractivité. Ils donnent à notre ville son rythme, son identité, son intensité.

Je souhaite que nous continuions de porter une politique volontariste pour maintenir cette vitalité.

D’abord en renforçant notre soutien aux commerçants. Dans un contexte de mutation des habitudes de consommation, de tension sur les loyers, de concurrence accrue et de fragilité de certains linéaires, nous devons conserver et développer des polarités commerciales vivantes, utiles, et adaptées aux besoins des habitants.

Ensuite, en continuant d’investir dans la culture et le soutien de nos artistes. Une ville comme Montrouge ne peut pas renoncer à une ambition culturelle forte. Non seulement parce qu’elle participe au rayonnement de la commune mais surtout parce qu’elle fait société. Elle crée des rendez-vous, elle décloisonne les publics, elle nourrit l’éducation et elle valorise les talents.

Enfin, en donnant toute sa place à la vie associative et à l’engagement citoyen. Il n’y a pas de ville active sans bénévoles, sans collectifs, sans habitants qui prennent leur part de l’intérêt général. Notre rôle est de continuer à les soutenir, à simplifier leurs actions, à mieux reconnaître leur utilité, et à leur offrir des conditions d’intervention adaptées. Je veux que Montrouge reste une ville où l’on peut participer, créer, s’engager et se retrouver.

Dans une ville dense comme la nôtre, la qualité de vie se mesure aussi à la facilité des déplacements et à la lisibilité de l’espace public.

C’est un sujet moins spectaculaire que d’autres, mais c’est un sujet déterminant. Car une ville difficile à traverser, mal partagée entre les usages, peu lisible pour les piétons, insuffisamment accessible aux personnes à mobilité réduite, ou source de tensions permanentes entre automobilistes, cyclistes, bus et riverains devient rapidement une ville de crispation.

Je souhaite que nous continuions à organiser l’espace public avec pragmatisme et cohérence. Nous ne voulons pas opposer les modes de déplacement les uns aux autres. Nous voulons continuer de construire un cadre de circulation plus apaisé, plus sûr, plus fluide et plus adapté aux besoins réels.

Nous améliorerons les cheminements piétons et nous consoliderons les continuités cyclables. Nous continuerons de traiter les questions de stationnement avec sérieux, et nous renforcerons l’accessibilité de la ville pour les personnes âgées, les familles et les personnes en situation de handicap.

Derrière ces sujets techniques, il y a une ambition très simple : faire de Montrouge une ville facile à vivre.

Le sport est devenu un levier central de santé, d’équilibre et de lien social.

Dans une ville où les espaces sont comptés, l’accès à la pratique sportive, aux loisirs actifs et aux équipements de proximité doit être regardé comme une priorité utile, notamment pour la jeunesse, mais pas seulement.

Je souhaite que notre politique sportive continue de reposer sur trois principes.

Le premier, c’est le soutien que nous apportons au tissu associatif et aux clubs, qui jouent un rôle fondamental dans la formation, la discipline, l’intégration et l’animation de la vie locale.

Le deuxième, c’est l’ouverture plus large des pratiques. Le sport doit être accessible à tous les âges, à tous les niveaux, et pas seulement à celles et ceux qui sont déjà inscrits dans une pratique structurée.

Le troisième, c’est l’articulation croissante entre sport et santé. Prévention, activité physique adaptée, maintien de l’autonomie, bien-être des seniors, pratiques libres dans l’espace public : nous devons penser le sport comme un outil de politique publique à part entière.

Pour mettre en œuvre ces politiques publiques et ces projets, je sais pouvoir compter et m’appuyer sur une administration municipale solide, engagée et pleinement mobilisée au service des Montrougiennes et des Montrougiens. Je remercie chaleureusement tous nos agents qui chaque jour, dans chaque service, exercent leurs métiers avec dévouement et professionnalisme au service de nos concitoyens.

Le temps de la campagne est désormais derrière nous. Les débats ont eu lieu, les convictions se sont exprimées, et les électeurs ont tranché. Aujourd’hui, une nouvelle étape s’ouvre : celle du travail collectif au service de notre commune.

Je veux affirmer ici avec clarté ma volonté de travailler avec chacune et chacun d’entre vous, dans le respect de vos sensibilités, qu’elles s’inscrivent dans la majorité ou dans l’opposition. La diversité de nos points de vue est une richesse pour notre démocratie locale, à condition qu’elle s’exprime dans un esprit de dialogue, d’écoute et de responsabilité.

Nous avons été élus pour servir l’intérêt général, et lui seul. C’est cette exigence qui devra guider chacune de nos décisions. Les enjeux qui nous attendent dépassent les clivages et appellent à l’engagement de tous, dans un esprit constructif.

Dans cette assemblée, nous traitons des affaires de Montrouge, et de celles qui concernent directement nos habitants. Comme cela a toujours été l’usage, nous veillerons à ne pas faire entrer dans cette enceinte des débats nationaux ou internationaux qui n’auraient pas de lien direct avec les intérêts municipaux. Bien entendu, lorsque ces sujets auront des conséquences concrètes pour notre ville, ils trouveront naturellement leur place dans nos échanges.

Ce cadre clair est une condition essentielle pour garantir des débats apaisés, utiles et pleinement tournés vers l’action locale.

Je serai un maire attentif, ouvert et déterminé à faire vivre un conseil municipal où chacun a sa place, où les échanges sont respectueux, et où l’intérêt de nos concitoyens constitue notre seule boussole.

La semaine prochaine, nous débattrons du rapport d’orientation budgétaire qui conditionne le vote de notre budget pour l’année 2026. Je détaillerai alors les priorités et les projets de cette mandature, ainsi que les missions confiées aux élus pour les mener à bien, et nous définirons les moyens de les mettre en œuvre.

C’est ensemble que nous réussirons. Montrouge avance, continuons tous ensemble.

Je vous remercie.