Des collégiens du Haut Mesnil s’essaient au slam

Culture - le 12/04/2021

Reportage au collège du Haut Mesnil où les jeunes ont participé à des ateliers de slam, une forme de poésie déclamée sur un fond musical.

La Ville de Montrouge mène tout au long de l’année des ateliers de médiation culturelle au sein des établissements scolaires. Reportage au collège du Haut Mesnil où les jeunes ont participé à des ateliers de slam, une forme de poésie déclamée sur un fond musical.

La Ville de Montrouge a accompagné deux classes du collège du Haut Mesnil dans le cadre du dispositif départemental Chemin des Arts, en leur proposant des ateliers de slam, c’est-à-dire des ateliers d’écriture poétique à restituer en musique.

Et comme la classe de 3e est une étape fondamentale où se dessinent des chemins de vie, le slam est une technique particulièrement adaptée pour permettre aux jeunes d’exprimer leurs singularités.

Des échanges autour d'un projet commun

C’est ainsi que le slameur Nen, originaire de Malakoff, a fait découvrir sa pratique artistique à une classe de 3e et une classe ULIS (élèves en situation de handicap). Lors des ateliers, les frontières s’effacent, les élèves apprennent à se connaître en brisant la glace. Il s’agit d’un projet commun où chacun peut trouver sa place. Les groupes ont été mélangés afin que tous puissent échanger.

Des morceaux de vie racontés avec poésie

Les collégiens ont abordé deux thématiques : « les autres » et « dans ma bulle ». Avec des textes autour du « je » et de l’ego, lors d’exercices où la rime prévaut, ces collégiens se sont amusés à manier les mots, qu’ils ont su imbriquer comme des legoTM.

« Les étapes d’écriture ont été importantes au sein de l’atelier. Je suis très fier de ces deux classes. Les jeunes ont été pleins de surprises », confie Nen.

Les élèves ont révélé des talents pour l’écriture. Certains ont même confié des récits difficiles. Ce qu’ils ont sur le coeur, ils le restituent, des résidus de pensée devenus de beaux récits car ce sont des morceaux de leur vie écrits avec poésie.
Ils livrent leurs précieux ressentis, eux qui ont grandi avec la pandémie. Rien ne semble impossible pour eux, le couvre-feu n’endigue pas les jours heureux.

Trois clips vidéos à regarder

Le 6 février 2021, au Beffroi, à défaut de pouvoir monter sur scène face à un public, leur projet s’est conclu par trois vidéos, mettant à l’honneur la langue française.