Les vidéos au Beffroi

Un espace cinéma sera mis en place dans la salle Blin avec une programmation de vidéos. Au deuxième étage du Beffroi, deux salles seront réservées à la projection de vidéos d’artistes révélés au Salon de Montrouge.

MALI ARUN

Klaus #2, 2020Klaus #2, 2020

À la suite de ses études aux Beaux-Arts de Paris, de Tianjin (Chine) et de Bruxelles (La Cambre), Mali Arun développe un travail situé entre la fiction, le cinéma documentaire et la vidéo d’art qui questionne à la fois les espaces en marges, en mouvements ou en conflits. Elle observe aussi le corps, ses géographies, ses désirs et ses contradictions.

JULIE BÉNA

Anna & the Jester in Window of Opportunity, 2019 © Julie Béna Anna & the Jester in Window of Opportunity, 2019

Le travail de Julie Béna est marqué par son histoire. Elle passe son enfance dans un théâtre itinérant, sera elle-même comédienne à l’adolescence. Son univers s’appuie sur le théâtre, l’Antiquité, la mythologie, la littérature, la vie nocturne. Il se compose de scenarii, de héros romanesques et épiques, de décors plantés. Alliant sculpture, installation, cinéma et performance, son travail se déploie sur une toile de fond fictionnelle, où tout se veut possible.
Ces dernières années, Julie Béna a développé une série de cosmologies personnelles mettant en scène des personnages et des objets apparemment banals qui ont des conversations et des interactions énigmatiques les uns avec les autres.

HALIDA BOUGHRIET

Halida Boughriet, Lamma bada, For what appeared to be, © ADAGP Halida Boughriet, 2019Lamma bada, For what appeared to be, 2019

Halida Boughriet est une jeune artiste française qui a déjà trouvé sa voie et profondément ancré son oeuvre dans l’état du monde, ses moments autoritaires que sont les guerres, le politique ou la religion, et leur empreinte sur les individus. Ses origines algériennes l’ont fait se construire dans la richesse de plusieurs cultures. Sources d’observation et d’interrogation, celles-ci lui permettent aussi de relativiser chacune de leurs données, à travers des gestes poétiques sur la nature de ce qui fonde les rapports humains.

CLÉMENT COGITORE

Les Indes Galantes, 2017Les Indes Galantes, 2017

Clément Cogitore est lauréat du Prix Marcel Duchamp 2018. Artiste ET cinéaste, selon l’expression de Dominique Païni, Clément Cogitore se présente comme un metteur en scène : son regard singulier sur le monde contemporain s’incarne dans sa pratique du cinéma, de la photographie, d’installations, et bientôt de la mise en scène d’opéra.
Clément Cogitore développe une pratique à mi-chemin entre art contemporain et cinéma. Son travail questionne les modalités de cohabitation des hommes avec leurs images. Il y est le plus souvent question de rituels, de mémoire collective, de figuration du sacré ainsi que d’une certaine idée de la perméabilité des mondes.

ANNE-CHARLOTTE FINEL

Hors sol, 2020Hors sol, 2020

Anne-Charlotte Finel est née à Paris en 1986 et est diplômée des Beaux-Arts de Paris avec mention en 2010. En tant qu’artiste vidéo, elle a choisi de travailler dans un interstice permanent : « Je fais mes vidéos la nuit, à l’aube, au crépuscule et à l’heure fatidique ». Une période incertaine et mystérieuse, où tout est en suspens. Cet interstice est aussi géographique, à la limite de la ville et de la campagne, un paysage transitoire à croiser avec le regard et récurrent dans la pratique de l’artiste. Elle cherche à créer « des images s’éloignant d’une réalité trop crue, trop définie », des images lentes, presque oniriques, à la manière d’un motif abstrait.

LOLA GONZALEZ

Les anges, 2017Les anges, 2017

Née à Angoulême, Lola Gonzàlez vit entre la Bretagne et Paris. Que ce soit dans l’écriture, la production, ou encore le choix de travailler avec ses amis, les oeuvres vidéo ou performatives de Lola Gonzàlez appellent une authenticité, une spontanéité et une fluidité. De l’individu vers le commun, elles nous questionnent sur la puissance du collectif ainsi que ses limites.

ANNE LE TROTER

Le climat de l’écriture, 2019Le climat de l’écriture, 2019

A travers ses installations sonores volontiers polyphoniques, Anne Le Troter explore les mécanismes du langage.
Nourrie par les expériences du quotidien et de la poésie, sa pratique se développe à partir de l’enregistrement et du montage d’une parole collectée. Entre décor et scénographie, elle construit des territoires pour ces voix sans corps qui se déploient dans l’espace. Elle a eu sa première exposition personnelle au Palais de Tokyo en 2017.

CAMILLE LLOBET

Faire la musique, 2017Faire la musique, 2017

Diplômée de l’École supérieure d’art de l’agglomération d’Annecy en 2007, Camille Llobet développe depuis plusieurs années un travail sur la question du langage. Elle réalise sa première exposition personnelle, Après coup, en 2010 à l’Attrape-couleurs (Lyon) dans le cadre du dispositif Galeries Nomades de l’Institut d’art contemporain, Villeurbanne/Rhône-Alpes. Le travail de Camille Llobet met régulièrement en scène des « corps parlants », c’est-à-dire des personnages placés dans des situations où le langage s’invente ou se distord.

ARIANE LOZE

Minimal art, 2019Minimal art, 2019

Depuis 2008, Ariane Loze développe un travail vidéo étudiant les mécanismes de la narration. La série MÔWN (Movies on my own) fonctionne par l’importation du langage et des principes de représentation propre à la performance dans le cadre donné par le medium film. Dans un décor au potentiel cinématographique, une actrice joue tous les rôles d’un film qu’elle réalise et dont elle gère aussi seule l’aspect technique du tournage. Le duo de l’actrice et la caméra ressemble parfois à une danse alternant gestes techniques et jeu des personnages.

GARUSH MELKONYAN

Ubi Sunt, 2019Ubi Sunt, 2019

Garush Melkonyan est diplômé des Beaux-Arts de Paris depuis juin 2017. Il a obtenu les félicitations du jury et le Prix Thaddaeus Ropac des Amis des Beaux-Arts de Paris.
Il participe actuellement à la troisième édition des résidences “Création encours”, un programme national de soutien à l’émergence artistique porté par les Ateliers Médicis, avec le soutien du ministère de la Culture en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale.

YAN TOMASZEWSKI

The Good Breast and the Bad Breast, 2019The Good Breast and the Bad Breast, 2019

Yan Tomaszewski est un artiste franco-polonais qui travaille à la croisée de la sculpture, de l’installation et du cinéma. Ses films ont été présentés au FID Marseille, à Doclisboa et aux Rencontres Internationales Paris/Berlin.
Il a participé à de nombreuses expositions collectives, notamment à la Fondation Hippocrène, au Centre Pompidou et à Manifesta 9. En 2019, il est nominé au Prix Sciences Po pour l’art contemporain. L’oeuvre de Yan Tomaszewski évoque souvent l’hégémonie orgueilleuse des hommes sur le territoire, l’irrésolution entre embellissement et destruction, les espoirs contrariés de réduire le fossé entre les grands projets de rénovation et les réalités historiques de la condition ouvrière.