Les performances au Beffroi

Les cinq jours de festival seront rythmés par des performances et des installations performatives, qui prendront place au coeur du Beffroi.

FABIENNE AUDEOUD

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Fabienne Audéoud (née en 1968) est artiste plasticienne.
En 1991, Fabienne Audéoud est inscrite à l’École supérieure de commerce de Paris. En 1993 et 1994, elle étudie la composition à la Guildhall School of Music and Drama à Londres. Puis de 1996 à 1998, elle étudie les arts plastiques à la Goldsmiths University à Londres.
Pour Practice, elle improvise un opéra sans livret, à la fois minimal et expressionniste, interprétant un récital hystérique, désespéré et volontaire. Sa technique étendue est lyrique, à la fois puissante et fragile. Elle chante l’abondance de sens, décompose une musique physique, dansée, hurlée, murmurée, une multiplicité de références et de sonorités. Les registres sonores et émotionnels sont intimes autant que théâtraux.

CAMILLE AYME

Comment l’extraction du minerai de fer à conduit au suicide d’Evelyn McHale, 2020Comment l’extraction du minerai de fer à conduit au suicide d’Evelyn McHale, 2020

Camille Ayme est née en 1983. Elle a été lauréate de la commande photographique nationale Regards du Grand Paris du CNAP en 2017. Elle est représentée par la galerie Virginie Louvet.
Elle mène un travail sur les composantes de la ville moderne et de la mobilité, en portant une attention particulière aux systèmes créés par la voiture. Les drive-in, les parkings, les centres commerciaux, tout un rapport à la mobilité active l’amène dans des lieux en déserrance où la promesse d’un avenir a été mise à mal. De ces déplacements constants, elle saisit l’immédiateté des rencontres donnant lieu à des portraits : des personnages abimés dans leurs pensées, mais aussi des détails intimes, des atmosphères singulières.

PAULINE BRUN

© Pauline Brun, GNA GNA GNA (Live) performance 2018Main /

Elle commence sa formation en danse classique et contemporaine au Conservatoire de Nice. A l’École Supérieure d’Arts Plastiques, la Villa Arson, puis à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. C’est depuis sa recherche plastique, qu’elle se redirige vers la danse et la performance et intègre la formation ex.e.r.ce au Centre Chorégraphique National de Montpellier.
Chorégraphe, performeuse et plasticienne, Pauline Brun se forme à la danse, à l’écriture chorégraphique et aux arts visuels., elle développe un travail d’installation alliant principalement sculptures et vidéos. où elle déploie un travail chorégraphique. Le corps, considéré comme un élément plastique, joue du processus de fabrication. Jamais conquérant, il s’expose souvent malgré lui et empreinte les espaces traversés. Ses performances jouent avec les contextes et les différents médiums explorant le corps avec auto-dérision, à la lisière de l’absurde.

ADÉLAÏDE FÉRIOT

Carbone, 2020 © Adélaïde FériotCarbone, 2020

Ses oeuvres ont été exposées notamment au Plateau à Paris (FRAC Île-de-France), au Centre international d’art et du paysage de l’île de Vassivière, au Centre Pompidou ainsi qu’au Salon de Montrouge en 2013. Après une formation théâtrale à l’atelier Fanny Vallon, Adélaïde Fériot rejoint l’école Olivier de Serres où elle étudie jusqu’en 2005 les arts appliqués, plus précisément le textile et la mode. Par la suite, elle rentre à la Birmingham School of Art, puis intègre les Beaux-Arts de Lyon dont elle ressort diplômée en 2010.
Adélaïde Fériot est une artiste française née en 1985 dont le travail, qui s’intéresse au temps, à la perception et aux conditions d’apparition d’une image, s’organise autour de « tableaux vivants ».
Réactivant cette pratique issue de la tradition pré-photographique, l’artiste parvient à créer des images par un processus de dilatation du temps avant que celles-ci ne s’évanouissent.

AURÉLIE FERRUEL & FLORENTINE GUÉDON

Aurélie Ferruel & Florentine Guédon, Nos Accordailles, performance, © Ronan LecreurerBambochade d’étain

Aurélie Ferruel et Florentine Guédon partagent un travail de sculpture liées au vivant.
Depuis 2010, elles accumulent les rencontres faites avec différents groupes, clans, communautés, familles, clubs, tribus… mais aussi des personnes passionnées qui développent des formes créatives. Le duo s’intéresse à ce qui pousse les individus à se réunir, à créer et s’investir intensément dans un domaine. A travers les croyances, les savoir-faire, les habitudes et objets qui les représentent, elles regardent et se laissent emporter par le désir de transmission des autres. Les histoires qu’elles collectionnent mais aussi les univers et modes de vie qu’elles découvrent au travers de ces personnes issues de différents milieux sociaux, leurs permettent d’expérimenter la sculpture et la performance.

ROMAIN GANDOLPHE

Untitled (To the man in the mirror), 2019Untitled (To the man in the mirror), 2019

Romain Gandolphe (né en 1989, vit à Lyon) est artiste.
Après un cursus scientifique, il découvre l’histoire de l’art et de la performance à l’École nationale supérieure des Beaux Arts de Lyon dont il sort diplômé en 2016 et où il revient plus tard effectuer quelques années de recherche au sein du groupe Post-Performance Future. Il a présenté son travail au Centre Pompidou (Paris), au BNKR (Munich), au M Museum (Leuven), à la galerie Nahmad Projects (Londres) et lors d’expositions personnelles à La BF15 (Lyon) et l’École d’Arts du Choletais. Il intervient également à l’occasion de workshops auprès d’étudiant·e·s en arts.
Le plus souvent à travers la parole, il travaille la mémoire et le récit d’oeuvres d’artistes qui le précèdent, l’entourent et le suivront — quand ils ne sont pas imaginaires. Cela donne lieu à des performances prenant le plus souvent la forme de visites guidées, de récits de voyages et d’expositions imaginées.

CHARLOTTE KHOURI

TragicomiquerTragicomiquer

Elle a étudié à l’École supérieure des Beaux-Arts de Marseille, puis à la Haute École d’art et de design de Genève.
Elle a participé au Salon de Montrouge en mai 2019. Sur invitation d’Anne Le Troter, elles ont ensemble écrit et mis en scène une dizaine de pièces de théâtre d’habitation qui ont été accueillies par le Centre d’art de Saint-Nazaire - le Grand Café, puis par le Frac Champagne-Ardenne et enfin par le théâtre de Nanterre-Amandiers dans le programme Poltergeist. Diplômé de l’École européenne supérieure d’art de Bretagne (Rennes) en 2016, Octave Courtin a présenté son travail à l’occasion de la Biennale de la Jeune Création de Houilles en 2018, ainsi qu’au Salon de Montrouge. La même année, ses oeuvres ont été exposées à Mains d’OEuvres (Saint-Ouen) pour l’exposition collective « Traverser la mer sans que le ciel ne le sache » ainsi qu’au Bon Accueil, lieu dédié aux arts sonores à Rennes, pour sa première exposition personnelle.
Charlotte Khouri est une artiste qui conçoit décors, accessoires et textes en vue de performer face caméra ou en direct.

CHLOÉ SERRE

Show, don’t tell!, 2020Show, don’t tell!, 2020

Née en 1986 à Saint-Etienne, La pratique de Chloé Serre est teintée d’un parcours initial en sciences humaines où elle a étudié la psychologie et les sciences cognitives. Diplômée de l’École Supérieure d’Art et Design de Saint-Etienne, elle déploie une pratique sculpturale et performative qui questionne les éléments rituels inhérents aux interactions sociales, s’immisçant dans le hors champs de la communication, là où ce qui n’est réellement dit n’en est pour autant invisible.
Enrichi de collaborations régulières avec des artistes issues du spectacle vivant, son travail a été présenté à l’occasion du festival DO Disturb (2015), de la biennale de la jeune création contemporaine de Mulhouse en (2017). Sa première exposition personnelle à La BF15 (Lyon), à lieu en 2018 en parallèle de la Biennale de la danse. En 2019, elle participe à la 64ème édition du Salon de Montrouge, bénéficie de résidences temporaires, à Oakland, USA (avec RTS Studio et Artistes en Résidences) et à Doc (Paris) au sein du programme ARCA-Doc. En octobre elle intègrera la résidence de la Galerie Noisy-le-Sec dans l’optique d’approfondir son questionnement autour du jeu.

LAC PROJECT

Les Souffles, 2020Les Souffles, 2020

Ludivine Large-Bessette et Mathieu Calmelet interviennent de manière ponctuelle sur leurs projets respectifs depuis 2012. Puis en 2018, ils coréalisent une installation vidéo interactive intitulée S’élever c’est d’abord être à terre, présentée entre autres à la Nuit Blanche à Paris, au Centre des Arts d’Enghien-les-Bains, au festival le Grand Bain du CDC - Gymnase de Roubaix et à la Biennale de la Jeune Création de Houilles où ils rencontrent Octave Courtin qui y expose également. Cette rencontre a été déterminante et l’envie de croiser leurs univers fut immédiate.
Leurs pratiques respectives convergent vers une appréhension directe du corps, et un rapport très décloisonné où performance, art numérique, danse contemporaine, musique électronique et vidéo apparaissent dans une porosité assumée.

MÉRYLL AMPE - BLANCHE LAFUENTE - VIOLAINE LOCHU

Be My Ghost, 2020Be My Ghost, 2020

Be my ghost questionne la notion de catégories, formelles et conceptuelles. Les partis-pris (intrication des approches et des genres artistiques, déplacement des rôles et des assignations — du personnage-entité, des protagonistes du trio, du public…), orientent le projet vers une forme hybride, entre concert, performance et cabaret, nourrie de références nombreuses — pour n’en citer qu’une.
Le manifeste de la pensée-cyborg, de Donna Haraway, qui remet en cause les dualismes de la pensée moderne au profit d’une multiplicité ouverte.
Be my ghost est engagé.e, absurde, onirique, drôle, sale, violent.e, contemplatif.ve, tendre, décadent.e…