L'exposition collective au Beffroi

Une exposition collective, réunissant des artistes, aujourd’hui confirmés et réputés qui ont tous entamé leur carrière grâce au Salon de Montrouge, sera présentée dans la Salle Ginoux du Beffroi. Installations, sculptures, oeuvres in situ, peintures seront mises en valeur par une scénographie épurée. Tous ces artistes ajoutent une forte valeur symbolique à l’évènement : ils attestent de manière irréfutable que le Salon, conçu comme plateforme de soutien et de promotion de la scène émergente, a fait ses preuves.

FARAH ATASSI

Blue Collage, 2015Blue Collage, 2015

Après avoir été diplômée de l'École des Beaux-Arts de Paris en 2005 (atelier de Jean-Michel Alberola), Farah Atassi est nominée au Prix Marcel Duchamp en 2013. Son travail a fait l'objet de plusieurs expositions en institution : Le Portique au Havre (2014), au musée des Beaux-Arts de Cambrai (2018) et récemment au Consortium de Dijon en 2019. Sa dernière exposition personnelle est présentée à la galerie Almine Rech Paris en septembre 2020.
Ses influences viennent des oeuvres de Piet Mondrian et de Pablo Picasso à la fois pour l'architecture peinte et l'utilisation de couleurs presque primaires et dans le traitement des personnages.

JEAN-BAPTISTE BERNADET

Untitled (Screensacer), 2013Untitled (Screensacer), 2013

Depuis son passage en 2010 par le Salon de Montrouge, il a fait du chemin, jalonné notamment par une résidence à Marfa, dans la célèbre Chinati Foundation. Il est désormais représenté par les galeries Almine Rech (Bruxelles) et Valentin (Paris).
Si Jean-Baptiste Bernadet – artiste français vivant entre la Belgique et les États-Unis – propose des peintures sérielles aux tons dégradés évoquant à la fois une relation forte à la lumière et au paysage, il affirme aussi sa relation à une certaine histoire de la peinture. De cette manière, il s’inscrit dans une lignée incarnée à la fois par l’histoire européenne de la peinture et par la relation décomplexée des Américains à ce médium.

JONATHAN BINET

Sans titre, 2019Sans titre, 2019

Né en 1984, Jonathan Binet est un des artistes les plus novateurs de sa génération. Il a déjà exposé au Palais de Tokyo, au CAPC de Bordeaux, au Centre d’art de Neuchâtel et a fait partie des sélectionnés pour le Prix Ricard et le Prix Meurice. Dans le sillage de Jackson Pollock et de la peinture minimale de Robert Ryman, Jonathan Binet confronte son corps à l’architecture, dans un jeu de face à face qui oscille entre connivence et concurrence, entre lutte et échange.
Sa pratique de peintre, que l’on a souvent associée à la performance, consiste à investir un espace et à jouer avec son architecture (souvent à partir d’un point donné existant) pour donner un sens de lecture aux oeuvres et les mettre en résonnance.

MATHIEU CHERKIT

Green Cube, 2014 Green Cube, 2014

Il fait partie de nombreuses collections (CNAP, Fondations, Musées…) et a eu plusieurs expositions personnelles, en France, notamment à la galerie Jean Brolly, et à Amsterdam.
Les oeuvres de Mathieu Cherkit ont toutes pour unique sujet la maison dans laquelle il vit. L’originalité de sa démarche est de toujours placer le spectateur au centre de son espace intime – ce pavillon familial de banlieue –, et de l’entraîner par un jeu subtil et pervers dans un univers étrange et envoûtant où le temps serait comme suspendu.

ODONCHIMEG DAVAADORJ

Coessistere 4, 2019Coessistere 4, 2019

Née en Mongolie, Odonchimeg Davaadorj quitte son pays natal à 17 ans pour vivre en République Tchèque avant de commencer ses études artistiques à Paris. Odonchimeg Davaadorj a obtenu le Prix ADAGP- «Révélation Arts Plastiques » au 65e salon de Montrouge, 2018. Le jury ADAGP fut coprésidé par Philippe Ramette et Elizabeth Garouste.
Au fil de son parcours, le dessin est demeuré son médium de prédilection tout en laissant la mode et la littérature inspirer son approche. Sa pratique en tant que poète, écrivant en plusieurs langues dont le français, n’est pas à dissocier de son travail plastique. Elle se reflète en effet entièrement dans ses créations lyriques et subtiles.

MIMOSA ECHARD

ValerieV, 2017ValerieV, 2017

Mimosa Échard est née en 1986 à Paris, diplômée de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris en 2010 et nominée au Prix Meurice en 2015.
La pratique de Mimosa Échard parcourt une large diversité́ de procédés et de médiums (assemblages, peinture, céramique) et explore différents stades intermédiaires entre le monde naturel et celui de la marchandise. Les objets qui en résultent suggèrent à la fois leur propre destruction et leur retour vers un stade d’évolution antérieure ; ils retracent une sorte d’archéologie non linéaire rassemblant végétaux, personnages pop et autres fossiles précieux et légèrement déliquescents.

LAURA GOZLAN

Sensorium, 2017Sensorium, 2017

Née en 1979, elle suit des études de scénographie à TAIK (Helsinki) et à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris. Elle est ensuite diplômée du Fresnoy, Studio national des Arts Contemporains, en 2007.
Ses installations, ses films et ses sculptures explorent les liens entre contre-culture et post humanisme, leurs mythes fondateurs (New Age, cybernétique) et leurs dystopies. Elle s’intéresse aux rapports spéculaires entre technique et occultisme et renoue récemment avec la fabrique de film en repassant à la fois devant et derrière la caméra pour y interpréter son propre personnage.

PRINCIA ITOUA

La Jardinière, 2019La Jardinière, 2019

Né en 1989, Princia Itoua est un artiste sorti en 2017 de l’École Supérieure d’art de Lorraine. Sa pratique alterne entre les approches autobiographiques avec le récit et de représentation du réel. La narration prend notamment une place importante puisque l’artiste de définit comme « plasticien-griot ». Avec cet autostatut de « plasticiengriot », Princia Itoua donne à la narration une place importante dans son travail. À travers son projet actuel « Le Paysitant », il tente d’interroger le rapport très intime entre les espaces, et les êtres qui habitent ces espaces.
L’artiste revient ici sur la relation des deux éléments et la notion de trace humaine après un passage. Cette même notion renvoyant à l’exil, l’errance, la mémoire, le spirituel.

ROMUALD JANDOLO

CAMO, 2019CAMO, 2019

Après la fin de ses études à l’École supérieure d’arts et médias de Caen, en 2011. Il a obtenu son DNSEP avec les félicitations du Jury en 2011 à Caen et est actuellement dans une résidence à la Cité Internationale des Arts de Paris. Romuald Jandolo s’affirme de plus en plus comme un artiste transnational.
Artiste des déplacements, il construit son travail autour du voyage. Fortement marqué par le monde du spectacle dans lequel il a grandi, Romuald Jandolo porte une attention particulière aux marginaux, aux bouffons, aux saltimbanques et autres personnages grotesques et extravagants mis sur le devant de la scène.

MARIE-CLAIRE MESSOUMA MANLANBIEN

Mater, #Dindjéblafou, 2010-2020Mater, #Dindjéblafou, 2010-2020

Elle a eu plusieurs expositions personnelles à Londres, Milan, Paris et au CAC La Traverse (Alfortville) et a eu de nombreuses expositions collectives en France et à l’international.
Marie-Claire Messouma Manlanbien travaille sur une variété de médium dont le textile, la vêture, les vêtements, le dessin, la sculpture, la photographie, la vidéo-performance, la gravure, la peinture, l’installation. Marie-Claire fabrique des formes nouvelles inspirées d’objets traditionnels matriarcale d’institutions Akan de Côte d’Ivoire qui servent à peser la valeur des choses.

MARIANNE MISPELAËRE

Bibliothèque des silences, 2017Bibliothèque des silences, 2017

En 2012, encore étudiante à la HEAR, elle expose au FRAC Lorraine, puis au Centre Pompidou-Metz l’année suivante.
Centres d’art, galeries, en France ou à l’étranger. Elle a été lauréate du Grand Prix du Salon de Montrouge en 2017 et a donc eu une exposition personnelle au Palais de Tokyo.
Le travail de Marianne Mispelaëre oeuvre sur un territoire sensible en déployant des gestes éphémères ou des échanges oraux qui s’incarnent dans le simple tracé de lignes, l’éloquence silencieuse des signes que nous produisons et la disparition de formes conventionnelles de langage.

NØNE FÚTBOL CLUB

Ram-Raided, 2015Ram-Raided, 2015

Tous deux ont été lauréats du 58e Salon de Montrouge en 2013, puis ont exposé dans les Modules — Fondation Pierre Bergé-Yves Saint-Laurent au Musée des Tissus et Arts décoratifs de Lyon, puis au Palais de Tokyo. Plus récemment, au printemps 2015, le centre d’art Les Eglises de Chelles leur a consacré une exposition personnelle. À l’automne 2015, ils ont participé à l’exposition « Co-Worker » du Musée d’art moderne de la ville de Paris.
Dignes héritiers des Nouveaux Réalistes, le duo Nøne Futbol Club agit par appropriation du champ urbain. Derrière ce nom malicieux se cachent deux jeunes artistes qui collaborent depuis 2009. Associant l’objet, le mot et la réflexion sur la valeur de l’art, ils s’attaquent à la société avec une radicalité redoutable. Adeptes du second degré, ils conçoivent des formes accrocheuses, percutantes.
Leur travail fonctionne sur le mode du retournement, du hacking artistique.

DANIEL OTERO TORRES

Borrachero, 2019Borrachero, 2019

Daniel Otero Torres est né en 1985 à Bogotá. Il vit et travaille à Paris.
Son travail est fondé sur la reconstruction de l’idéologie à travers des dessins figuratifs réalisés à la main sur aluminium et sur acier. À la frontière entre dessin et sculpture, ses objets, proche de l’origami, ressemble dans un premier temps à de grandes photographies noir & blanc. Ses images représentent souvent non pas un individu, mais un collage visuel et historique créé à partir de plusieurs éléments. Des archives, des livres antiques, des coupures de presse ou des images trouvées sur internet reflètent la matière première à partir de laquelle il questionne le statut des populations marginalisées ou largement ignorées qui ont néanmoins joué un rôle essentiel dans l’histoire contemporaine.

GOLNAZ PAYANI

Le même grand rouge, 2020Le même grand rouge, 2020

Elle est représentée par la galerie Praz Delavallade.
Un lent effacement, un palimpseste, des traces tenues : autant de qualificatifs que l’on voudrait appliquer au travail de Golnaz Payani. Chez elle, de double culture iranienne (son pays de naissance en 1986) et française (elle est installée à Paris depuis une petite décennie et a été naturalisée), le souvenir est un matériau primordial. Fruit d’expériences personnelles ou, au contraire, aboutissement d’une longue chaîne de transmission familiale, il contribue, davantage que chez d’autres, à définir son identité.
Brassant dessin, textiles, pellicule, elle convoque aussi les contes des Mille et Une Nuits, les jardins de paradis ou l’ancien motif persan du Gol-O-Morgh (la fleur et l’oiseau, symbolisant les amants) qu’elle oblitère en le recouvrant partiellement de fragments de laine. Ou, jouant avec la géopolitique, elle recense dans un grand cahier tous les pays du monde par leur forme en creux (Oasis).

ZHUO QI

Chival, 2015Chival, 2015

Depuis la fin de ses études à l’École des Beaux-Arts de Limoges en 2014, son travail a été présenté au sein de plusieurs expositions.
Par le medium de la céramique et avec beaucoup d’humour, Zhuo Qi confronte les traditions et le savoir-faire.
Dans son travail, la porcelaine est à la fois le medium et l’objet d’une cuisine expérimentale tournée vers la création d’objets impliquant des corps étrangers immergés dans des environnements incongrus, énigmatique, parfois hostile mais toujours ludique.

JEAN-CHARLES DE QUILLACQ

Jean-Charles de Quillacq, Not the Reproduction of Something I’Experienced MyselfNot the Reproduction of Something I Experienced Myself, 2011

Né en 1979, Jean-Charles a étudié à l’École des beaux-arts de Lyon et à la Weißensee Kunsthochschule de Berlin.
Il développe des ensembles de sculptures, à la fois conceptuels et fétichistes. Depuis 2011, quand il était résident à la Rijksakademie à Amsterdam, Jean-Charles de Quillacq travaille la résine époxy qu’il malaxe inlassablement comme une « matière psychique ». Il y incorpore d’autres substances comme de la nicotine, de l’urine, du viagra ou peut y souffler de l’encre bleue de stylos-billes.
Cet astreignant travail de la bouche souligne l’importance de l’aspect performatif et de l’oralité́ dans sa pratique, donnant lieu à des performances.

TONY REGAZZONI

The lost Opera (Palmyre), 2017The lost Opera (Palmyre), 2017

Jurassien, Tony Regazzoni a passé cinq ans à l’école d’art (Ensa) de Dijon, avant de rejoindre l’Ecal à Lausanne.
Bon goût, lutte des classes et kitsch, réappropriation de l’original par la copie et critique d’une morale bienpensante, déconstruction des archétypes, sont autant d’engagements que l’artiste mène en utilisant les références qu’il connaît le mieux, celles qui l’ont fait grandir.
«Étudiant, je me sentais proche d’artistes comme John M. Armleder, d’une esthétique “Neo-Geo” pop à la Philippe Decrauzat et Stéphane Dafflon, qui enseignaient à l’Ecal. »

Collection départementale des Hauts-de-Seine acquise en majorité aux derniers Salons de Montrouge

KENNY DUNKAN

UDRIVINMECRAZ, 2014UDRIVINMECRAZ, 2014

Diplômé de l’École nationale des Arts Décoratifs de Paris en 2014 avec les félicitations du jury, il a remporté le prix de l’ADAGP des Arts plastiques du Salon de Montrouge de 2015. De 2016 à 2017, Kenny Dunkan était résident de la Villa Médicis, Académie de France à Rome.
Il puise régulièrement dans la culture visuelle des Caraïbes et en particulier des carnavals, périodes de renversement des rôles sociaux, culturels et politiques, pour développer une oeuvre qui adresse l’héritage colonial français et la persistance de ses modes de représentation. Pour cela, Dunkan part souvent de son propre corps noir qu’il met en scène via différents médiums, de la vidéo à la performance en passant par la sculpture ou l’assemblage.

VÉRONIQUE ELLENA

Le récamier, 2016Le récamier, 2016

Lauréate du Prix de Rome et pensionnaire à la Villa Médicis en 2008, elle expose aux Rencontres d’Arles en 2009, présentée par Christian Lacroix dans le cadre du Prix Découverte, et crée en 2015 le vitrail du Millénaire de la Cathédrale de Strasbourg. L’année suivante, elle obtient le Prix de l’Intelligence de la main (catégorie Dialogue) de la Fondation Bettencourt Schueller avec le maître-verrier Pierre-Alain Parot. En 2018, son travail fait l’objet d’une rétrospective au Musée Réattu, à Arles.
Véronique Ellena est une artiste plasticienne et photographe, attentive à tout ce qui fait la poésie et la profondeur du quotidien. Son oeuvre articule plusieurs questionnements : la place de l’homme dans la société, l’environnement et sa symbolique, le rapport à l’art et à la spiritualité.

ANNE-CHARLOTTE FINEL

Molosses, 2016Molosses, 2016

Elle a bénéficié de plusieurs expositions personnelles notamment à la galerie Edouard Manet (Gennevilliers), à la galerie Jousse Entreprise (Paris), dans cinq villes de Russie en partenariat avec l’institut français de Saint-Pétersbourg, au centre d’art le Lait (Albi), à The chimney (New York) et au Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA. Son travail a été montré à l’international (Mexique, Australie, Hong Kong, Italie, Allemagne, Japon et États-Unis).
Elle parvient, à partir d’une situation a priori banale, à nous « embarquer » dans son univers entre chien et loup, à la bordure de lieux et de phénomènes qui ne s’appréhendent pas immédiatement et demandent du temps afin de comprendre ce qui nous est donné à voir.

LAURA HUERTAS MILLAN

La Libertad, 2017La Libertad, 2017

Sélectionnés dans des festivals de cinéma tels que la Berlinale, le Toronto International Film Festival (TIFF), le Rotterdam International Film Festival, le New York Film Festival et le Cinéma du Réel, ses films ont remporté des prix au Locarno Film Festival, FIDMarseille, Doclisboa et Videobrasil, entre autres.
Laura Huertas Millan est une cinéaste et plasticienne franco-colombienne, dont la pratique se situe à l’intersection entre cinéma, art contemporain et recherche. Les oeuvres formellement aventureuses de Laura Huertas Millán mêlent ethnographie, écologie, fiction et investigation historique.
Sensuels et immersifs, ses films proposent des expériences incarnées et émotionnelles où esthétique et politique sont indissociables.

ROMAIN KRONENBERG

So long after sunset and so far from dawn, 2015So long after sunset and so far from dawn, 2015

Après deux années passées à la Faculté de théologie protestante de Genève, Romain Kronenberg étudie la théorie musicale, le Jazz et la composition électro-acoustique au Conservatoire Supérieur de musique de Genève.
Entre 2001 et 2005 à l’IRCAM où il est compositeur et sound designer, il collabore avec des plasticiens tels que Ugo Rondinone, Pierre Huyghe, Melik Ohanian et Thierry Kuntzel qui l’ouvrent à la vidéo.
A partir de 2005, il étend peu à peu sa pratique à d’autres disciplines : la performance, la sculpture, la photographie, le cinéma et l’écriture. D’abord contemplatif, son travail devient progressivement narratif, au travers des sons, puis des mots. Depuis 2015, la narration est au coeur de ses projets.

LUDIVINE LARGE-BESSETTE

Drop out bodies, 2017Drop out bodies, 2017

Formée à La Femis, ses oeuvres ont été exposées et projetées entre autres à l’Internationale TanzFilmPlattform de Berlin, au Crystal Bridges Museum of Art de Bentonville aux Etats Unis, à La cité internationale des Arts à Paris, aux Pépinières européennes pour jeunes artistes en partenariat avec Arte Creative et au 62e Salon de Montrouge.
Ludivine Large-Bessette a pour mediums de prédilection la vidéo et la photographie. Très tôt, elle s’intéresse au corps et à la performance, et la découverte de la danse contemporaine a marqué un véritable tournant dans sa pratique de plasticienne. Dans ses projets, l’image du corps tente de devenir un miroir capable de désarçonner, de questionner et d’émouvoir le spectateur. Que ce soit en se jouant des codes cinématographiques, en se focalisant sur les sensations physiques, ou en créant des scènes surréalistes, il s’agit toujours, par différents biais, de prendre à partie le spectateur sur la place du corps dans nos jeux sociaux et sur son rôle dans notre environnement contemporain.

GOLNAZ PAYANI

Mille et une nuits, 2014Mille et une nuits, 2014

Golnâz Payani est née à Téhéran en 1986. Après une Licence en peinture obtenue à la Faculté d’art et d’architecture de Téhéran, elle entre à l’ÉSACM où elle obtient le DNSEP en 2013. Elle participe à des expositions personnelles ou collectives depuis 2011, en France (Paris, Clermont-Ferrand, Thiers, Toulouse, Châteauroux, Annemasse, Chanonat, Grenoble) et à l’étranger (Téhéran, Londres, New York, Turin).
Installée en France depuis 2009, elle développe une pratique ouverte où des médiums variés sont sollicités : film, vidéo, travaux sur tissus, installation, céramique, poésie.
En 2009 elle a quitté son pays natal, l’Iran, dans le but de s’installer en France. Son départ a eu une influence considérable sur son travail plastique. C’est alors qu’elle a commencé à s’intéresser à la chose désormais hors de vue, dorénavant disparue et invisible. La trace est désormais devenue un sujet central dans mon travail.