Le Jour d’après

Art contemporain

© Starface M.C.Colin

« Un festival pour célébrer l’art contemporain dans tous ses états »

Le programme

Mercredi 11 novembre
- 12h-19h : vidéos
- 14h30-18h : journée interdite aux parents, après-midi festif spécial enfants

Jeudi 12 novembre
- 12h30 : visite guidée
- 12h-19h : vidéos
- 15h-18h : table ronde avec le Ministère de la Culture, ADAGP et le Conseil départemental des Hauts-de-Seine

Vendredi 13 novembre
- 12h-19h : vidéos
- 12h30 : visite guidée

Samedi 14 novembre
- 12h-19h : vidéos
- 15h : visite guidée
- 16h-21h : performances / Parcours « découverte de la performance » avec les médiatrices
- 21h-23h30 : Soirée de clôture avec DJ set.

Directeur artistique : Ami Barak

L'édition anniversaire du Salon de Montrouge était quasiment prête lorsque le pays entier s'est arrêté pour glisser dans un long confinement. Privé de ce rendez-vous incontournable (reporté à 2021), la Municipalité a rebondi très rapidement pour nous convier cet automne à un festival de quatre jours, du 11 au 14 novembre

« Nous organisons ce festival comme un moment porteur d'espérances, une sorte de dynamique positive encourageante pour redonner confiance à la communauté artistique assez fragilisée et rassurer les Montrougiens » s'enthousiasme Ami Barak, directeur artistique du Salon.

Message qu'incarnera l'oeuvre en néon de Claude Lévêque installée sur le Beffroi, véritable balise ou « une sorte d'en-tête de la manifestation » comme le qualifie le directeur artistique.

Inspiré de l’ambiance de la Nuit Blanche parisienne et du festival Do Disturb au Palais de Tokyo, l'événement se compose d'expositions, de projections vidéos, de rencontres, de performances au Beffroi mais pas uniquement : des photographies investiront les rues de Montrouge et la Médiathèque… Sur la place Émile Cresp, Romuald Jandolo, ancien du Salon, posera une caravane transformée en cabinet de curiosités.

Des performances avec des artistes du Salon

« Nous avons fait appel aux anciens du Salon », poursuit Ami Barak, « ceux des dix dernières années qui y ont commencé leur carrière, et qui ont été placés sur une orbite ascensionnelle pour mener une vie d'artiste couronnée de succès. »

Ils investiront tous les étages du Beffroi. Au rez-de-chaussée, dans la salle Ginoux, 17 artistes déploieront leurs oeuvres spectaculaires en une scénographie épurée. Notons la Bibliothèque des silences de Marianne Mispelaëre dressant la liste des langues éteintes ou Le climat de l'écriture d'Anne Le Troter. Un espace dédié diffusera une sélection de vidéos de la collection du Département des Hauts-de-Seine dont la première acquisition a été faite au Salon de Montrouge en 2015. On y retrouvera avec plaisir les Mille et une nuits de l'artiste d'origine iranienne Golnaz Payani (présentée à Montrouge en 2016) qui exposera également dans la salle Ginoux une création récente, Le même grand rouge.

La vidéosera aussi à l'honneur dans une salle de cinéma à l'étage et la programmation sera rythmée par de nombreuses performances et des ateliers dédiés aux enfants. Le tout se clôturera en musique avec une grande soirée DJ set : un rendez-vous à ne pas manquer !

Trois artistes passés par le salon de Montrouge à l'honneur

GOLNAZ PAYANI

Cette vidéo est composée d'une centaine d'images extraites de films muets en noir et blanc, autant de portraits aux visages ultra-expressifs mais dont le regard est toujours hors-champ, nous emmenant dans un ailleurs que l'on ne voit pas. L'artiste travaille toujours à la frontière entre visible et invisible.
Cette accumulation de narrations muettes construit un nouveau récit fait de traces.

Les Mille et une nuits

Golnaz Payani, Mille et une nuits, 2014, vidéo, 5’:35’’ © Golnaz Payani

ADÉLAÏDE FÉRIOT

L'oeuvre d'Adélaïde Fériot se présente en deux temps. Il y a tout d'abord trois sculptures en plomb inspirées du groupe Apollon et Daphné du Bernin, la nymphe se transformant en laurier pour échapper aux avances pressantes du dieu. Silencieuse, cette matière inerte s'anime de vie grâce au chant polyphonique de 3 femmes et signé Fanny Ansel. Le choix du matériau n'est pas anodin : symbolisant la mort, il est lié au saturnisme, à la folie, mais aussi au soleil noir.

Carbone

Adélaïde Feriot, Carbone, 2020. Plomb, coton, PVC, charbon de bois, fleurs, soie, nacre. Composition musicale : Fanny Ansel. Interprétation : Fanny Ansel, Céline Peran, Caroline Collin. Costumes : Marie-Madeleine Aimont.

ROMUALD JANDOLO

L'artiste transforme une caravane en cabinet de curiosités ; un dispositif alimenté par la réflexion sur ce que l'on considère comme exotique, différent à notre propre culture et que l'on rejette ou met à l'écart par méconnaissance.
L'histoire du cirque est intimement liée à ces personnages de foire que l'on exhibait pour leur caractère hors normes. Il s'agit ici du point de départ d'un nouveau projet qui sera complété par des performances, des tableaux burlesques de scènes questionnant la frontière entre sphère intime et publique.

Last dance

Infos pratiques

  • entrée libre tous les jours
  • infos au 01 46 12 75 70