
d'après un tableau de P. Schmitt (1900) situé dans l'escalier de l'Hôtel de Ville
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Le nom de Montrouge apparaît pour la première fois en 1194 sous la forme latine de « Rubeo Monte ». L’origine du nom fait controverse auprès des historiens : certains évoquent le surnom d’un seigneur de Montrouge du XIe siècle Guy dit le Rouge à cause de sa chevelure, d’autres le fait que Montrouge se trouve situé sur un plateau (qui sépare la vallée de la Seine de celle de la Bièvre) et que la terre de son sol est par endroit argileuse et de couleur rougeâtre. Cette deuxième théorie semble plus vraisemblable dans la mesure où la dénomination d’un ancien lieu-dit des Fosses rouge l’atteste.
Il s'agit alors d'un hameau situé le long du chemin de Gentilly à Vanves (rue Gabriel Péri). Montrouge au Moyen-Age était domaine seigneurial et ecclésiastique. L’un des premiers seigneurs de Montrouge fut Robert de Montrouge vassal du roi Philippe-Auguste.
Les premiers habitants de Montrouge étaient des bûcherons et des paysans qui cultivaient des céréales et de la vigne à partir du XIVe siècle, ainsi que des meuniers dont les moulins ont commencé à apparaître sur la plaine de Montrouge et ont subsisté jusqu’au XIXe siècle. Montrouge était essentiellement développée le long du chemin, devenu à la période contemporaine rue Gabriel-Péri et rue Barbès. Autre voie structurante de la paroisse, la route d’Orléans est depuis l’époque romaine une voie importante reliant Paris à Orléans.
Montrouge comprenait deux châteaux dont l’un, construit au XVIIe siècle, était situé près de l’actuelle place de la Libération. L’avenue de la République qui était à l’époque l’avenue du Château permettait d’accéder à l’entrée principale. Il était entouré d’un parc qui s’étendait au sud jusque sur les territoires de Bagneux et Arcueil de part et d’autre de l’allée principale qui devient à l’époque contemporaine l’avenue de la République. Parmi les châtelains de Montrouge, nous pouvons citer le marquis de Châteauneuf de l’Aubespine, garde des sceaux de Louis XIII. Le second château fut construit à l’emplacement de l’actuel hôtel de ville par César de La Baume Le Blanc, duc de la Vallière petit-neveu de Louise de la Vallière favorite de Louis XIV. Le comte de Guerchy, lieutenant général et ambassadeur de France à Londres sous Louis XV fut également un hôte de Montrouge, dont l’épouse était châtelaine au début de la Révolution.

Carrier
Le blason
D'azur et d'or, telles sont les couleurs du blason adopté par le Conseil Municipal en 1790.
Ce blason représente un soleil (ou étoile) doré sur fond bleu. L'écu est surmonté d'une couronne civique et accompagné de chaque côté de guirlandes de roses.
La devise « Lex et Patria » (Loi et Patrie) n'était pas si républicaine à l'origine ; elle était « Lex et Rex » (Loi et Roi) jusqu'en 1887.
En héraldique, la description du blason est la suivante : « d'azur au soleil d'or ou à l'étoile à 34 rais d'or, l'écu sommé d'une couronne murale de 4 tours et accompagné à destre et senestre de guirlandes de roses nouées à un thyrse placé horizontalement entre la couronne et l'écusson ».
La première assemblée municipale fut constituée à Montrouge le 4 mars 1788 au château sous la présidence de la comtesse de Guerchy. Cette assemblée fut chargée en 1789 de rédiger un cahier de doléances à présenter aux Etats Généraux comme toutes les assemblées de France et de Navarre.
Par les lois de 1789 et de 1790 la paroisse de Montrouge fut érigée en commune et ses limites précisées. Le premier maire de Montrouge fut François Ory, carrier en 1790.
Le blason de la ville fut adopté la même année. Il comprenait à l’époque la devise « Lex et rex » signifiant la loi et le roi devenue « Lex et patria » : la loi et la patrie en 1887. Montrouge comme ailleurs subit les méfaits de la Révolution : réquisition des châteaux en tant que biens nationaux, vente des biens de la fabrique, interdiction du culte catholique, église devenue temple de l’Etre suprême, disette, Terreur…
Sous la Restauration, nos édiles agrandirent l’église, dont la première pierre fut posée par la duchesse d’Angoulême, fille de Louis XVI et Marie-Antoinette, fondèrent le bureau de bienfaisance et la première école communale de garçons (près du boulevard Brune). Dès les années 1830 et tout au long du XIXe, le parc fut loti et des voies s’ouvrirent perpendiculairement à l’allée principale du parc, devenue avenue de la République à la fin du siècle. Des maisons sont venues progressivement occuper l’espace sud de Montrouge. La construction des fortifications de Thiers vient en 1840 couper la commune en deux, isolant le Grand-Montrouge plus agreste que le Petit-Montrouge, malgré les protestations de nos édiles. Cette ceinture préfigurait le partage de la commune en deux parties vingt ans plus tard. En effet, en 1860, Napoléon III qui estimait Paris à l’étroit, décida d’annexer les communes limitrophes. Ainsi le Petit-Montrouge devient le XIVe arrondissement de Paris, privant Montrouge de ¾ de son territoire et des 9/10e de sa population, de sa mairie qu’elle venait d’ériger (l’actuelle mairie du XIVe), de son école de garçons, sans compter ses activités industrielles et commerciales. (voir aussi "Si Montrouge m'était conté", extraits de Montrouge magazine).

Hôtel de Ville actuel
La poussée démographique dévoila la vétusté des immeubles, les problèmes de logement, le manque de bâtiments municipaux (écoles, colonie, crèches…). Ainsi, Montrouge a dû mener de lourds travaux d'aménagements dès les années 60.
Si l’activité économique principale de Montrouge au XXe siècle fut l’imprimerie grâce à des sociétés telles que Draeger ou la Platinogravure, ce secteur ainsi que de nombreuses autres industries disparurent du territoire montrougien comme de la plupart des villes de la "petite couronne parisienne". A la fin du XXe siècle, ces délocalisations furent préjudiciables à notre ville qui a vu le nombre de ces habitants, après avoir culminé à plus de 45 000 habitants en 1962, redescendre à 37 000 jusque dans les années 1990 (voir l'évolution démographique de la ville). Suite à cette crise, Montrouge a su se reconvertir et s’est réorientée aujourd’hui davantage vers le secteur tertiaire.
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