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Le document de février 2018

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Une page de registres fréquemment consultés par les généalogistes : le recensement militaire

Le recensement militaire

Voir l'image en grandPhotographie d’une page de registres fréquemment consultés par les généalogistes : le recensement militaire !

Le 5 septembre 1798 (19 fructidor an VI) était institué le service militaire obligatoire permanent, qui nécessitait la conscription, c’est-à-dire le recensement et l’inscription sur les registres de l’armée des jeunes gens de 20 à 25 ans. Dès 1804, cette conscription est tempérée avec la mise en place d’un tirage au sort : sur 100 conscrits, seuls 35, célibataires ou veufs sans enfants, sont appelés à faire effectivement leur service militaire.

Supprimé à la Restauration, en 1815, puis partiellement réinstauré dès 1818, le service militaire est entièrement rétabli après la guerre franco-prussienne de 1870, mais en conservant le tirage au sort. C’est finalement en 1905 qu’est créé le service militaire « moderne », qui concerne désormais tous les hommes ayant atteint l’âge de 20 ans : le tirage au sort est supprimé, et l’exemption n’est possible que pour raison médicale. Ce service militaire perdure jusqu’à sa suppression par Jacques Chirac en 1997.

La ville de Montrouge conserve les « tableaux (annuels) du recensement militaire des jeunes gens » depuis l’année 1900. Ces registres constituent une mine d’informations pour la généalogie.
En effet, outre les noms, état civil et adresse du conscrit à l’époque du recensement, on y reporte aussi sa description physique (quatrième case sur la photo), son niveau d’instruction (cinquième case) selon un barème allant de 0 (pour celui qui ne sait ni lire ni écrire) à 5 (pour les bacheliers et licenciés) et des renseignements complémentaires (sixième case). On apprend donc ici que Charles Vallet, qui avait le menton rond et le visage ovale, savait lire, écrire et compter (numéro 3 du niveau d’instruction), et était accessoirement vélocipédiste !