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Marcel Couchaux, Les Oies dans la basse-cour

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Les Oies de la basse-cour témoignent de toute la sincérité émue de Marcel Couchaux, membre de l’École de Rouen, dit néo-impressionniste. Un tableau acquis par la Ville en 1996

Exposé au Museum national d’Histoire naturelle à Paris lors d’une rétrospective d’Art animalier en 1934, Les Oies de la basse-cour témoignent de toute la sincérité émue de Marcel Couchaux, membre de l’École de Rouen, dit néo-impressionniste. Un tableau acquis par la Ville en 1996.

« Impressionnisme », le nom jeté par un critique conservateur à la vue d’Impression, soleil levant de Monet, se révèle être un terme absolument approprié tant la volonté affirmée de capturer des impressions, des instantanés est au coeur des préoccupations de ce courant artistique du XIXe siècle.

Marcel Couchaux, un néo-impressionnisme

Le travail à la pleine lumière extérieure de Couchaux s’inscrit dans cette continuité historique. Lui et les peintres de l’École de Rouen tiennent à traduire l’atmosphère aérienne changeante et brumeuse, si particulière des bords de Seine. L’École de Rouen est ce mouvement artistique méconnu, dit néo-impressionniste entre fi n du XIXe et début du XXe siècle, où les peintres s’affranchissent progressivement du traitement singulier de la lumière pour se tourner vers la couleur.
Le Fauvisme arrive déjà.

Une scène rurale de bassecour

Dans Les Oies dans la basse-cour, le cadrage serré apporte modernité à la toile. L’artiste traduit ainsi son enchantement, sa connaissance du sujet animalier. Il saisit le caractère des races, les attitudes, le port de tête officiel de ce duo d’oies placé au centre de la toile. Et leurs petits éparpillés au premier plan. Dans le jaune du leur plumage, on trouve du beige, du mauve et… du bleu clair. Les tons à la fois vifs et sourds, se mêlent harmonieusement. Couchaux est un coloriste. La composition de la palette est impressionniste et élimine donc les terres et les noirs. Sa facture tricotée et habile juxtapose et enchevêtre les touches.
Il joue des empâtements. La pâte pesante et grasse, largement étalée sur la toile est triturée, reprise en touches croisées, agrémentée de rehauts, de petites touches de couleur pure juxtaposées qui offrent au premier coup d’oeil l’aspect d’une technique pointilliste. Cet amoureux de la matière a l’habitude de fabriquer lui-même ses pinceaux et châssis.

Peindre vrai

À les voir, on peut les entendre. Elles cacardent, ses oies ! Elles nous toisent, s’offusquent de nous voir approcher trop près de leur progéniture. Couchaux s’est emparé de cet instant pris sur le vif. Une scène de campagne si vraie où la lumière naît des couleurs entremêlées par une touche vibrante et généreuse. Il dépasse largement le caractère décoratif des animaux pour entrer dans le vrai, dresser un portrait au plus proche de ce qu’il a vu, saisi.

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{ Marcel COUCHAUX, Les Oies dans la basse-cour, Huile sur toile, 73*92 cm, 1934. }

MARCEL COUCHAUX, PEINTRE DU TERROIR NORMAND (1877-1939)

Né à Rouen, il entre à l’école des Beaux-Arts puis s’inscrit à l’Académie Libre de Peinture où enseigne Delattre. Le prix des oeuvres de Couchaux s’adjuge en salle de ventes de 1 000 à 20 000 euros.
Les Oies dans la basse-cour pourrait être estimé entre 4 000 et 6 000 euros.
Aujourd’hui, on retrouve ses oeuvres principalement au Musée de Rouen.